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Paul-Charles-Amable de Bourgoing

Itinéraire de Napoléon Ier de Smorgoni à Paris, épisode de la guerre de 1812

Mémoires militaires et politiques inédits du Bon Paul de Bourgoing


Publié par Good Press, 2022

goodpress@okpublishing.info

EAN 4064066338190

Table des matières

CHAPITRE I

CHAPITRE II

CHAPITRE III

CHAPITRE IV

CHAPITRE V

CHAPITRE VI

APPENDICE

CHAPITRE I

Table des matières

LE DÉPART. — LES TROIS VOITURES. — LE TRAÎNEAU PRÉCURSEUR — L’ESCORTE.

Smorgoni est une petite ville lithuanienne du palatinat de Wilna, devenue célèbre aujourd’hui, parce que c’est de là que l’empereur Napoléon quitta l’armée pour se rendre à Paris, où sa présence était devenue nécessaire. La pensée politique dut l’emporter dans cette grave circonstance sur les considérations qui auraient pu le retenir à la tête de ses troupes. Ce qui importait le plus dans l’intérêt même du salut de notre armée, c’était de se montrer vivant et redoutable encore, malgré ce revers.

Il fallait se présenter à l’Allemagne déjà chancelante dans ses dispositions, et en partie dégoûtée de son alliance avec l’Empereur; il fallait, sans tarder et de nouveau, lui faire subir l’ascendant de sa présence. Il fallait faire connaître à la France inquiète et sourdement agitée, il fallait apprendre aux amis douteux, aussi bien qu’aux ennemis secrets, que Napoléon n’avait point succombé dans le terrible désastre qui venait de frapper ses légions.

La dispersion des régiments était complète dans les premiers jours de décembre 1812, une partie de nos corps d’élite campait encore le soir par fractions de bataillons ou de pelotons graduellement diminués; mais pendant la journée, la majorité de cette multitude de soldats, français et alliés, marchait sans ordre ni discipline. Depuis quelques jours, cependant, nous étions entrés dans les régions lithuaniennes, où le dénûment était un peu moins affreux que dans les contrées que nous avions traversées en partant de Moscou.

Le 5 décembre, nous venions d’arriver, après une marche pénible, sur la place de Smorgoni où se trouvait la maison devenue quartier-général de l’Empereur. Nos généraux avaient conservé leurs chevaux, mais la plupart de leurs aides de camp en étaient réduits à faire la route à pied. Ces états-majors cheminaient péniblement; on partait ensemble le matin, mais on était bientôt échelonné sur la route selon l’inégalité des forces de chacun; toutefois, on se réunissait autant que possible le soir; l’affection mutuelle semblait redoubler par ces misères croissantes supportées en commun.

J’avais alors vingt ans et le grade de sous-lieutenant adjudant-major dans la jeune garde; j’étais attaché, comme officier d’ordonnance et comme interprète, au général de division comte Delaborde, qui commandait une division des tirailleurs et voltigeurs, à laquelle était joint le contingent de Hesse-Darmstadt.

Ce jour-là, le général entra chez l’Empereur avec le duc de Trévise, chef de notre corps d’armée; tous deux en ressortirent peu de temps après. Ils avaient sans doute déjà reçu l’avis d’un départ, ou du moins ils l’avaient pressenti; mais aucune trace d’inquiétude ne se montrait sur leur visage. Ces deux hommes, dont je vénère et chéris la mémoire, étaient de ceux qu’aucun revers, qu’aucune souffrance ne découragent, qu’aucune prévision n’intimide.

Le duc de Trévise, illustré déjà par la victoire d’Ocaña, en Espagne, et par la conquête de d’électorat de Hanovre, avait, dans cette campagne de Moscou, donné de nouvelles preuves de son courage impassible. A Lutzen, son corps d’armée contribua puissamment à la victoire; toute sa vie offrit un constant modèle d’honneur et de fidélité.

Le général Delaborde, en raison des infirmités contractées à la guerre, paraissait beaucoup plus âgé qu’il ne l’était en effet. Vers la fin de la campagne de Russie, il ne pouvait monter à cheval que soutenu par ses aides de camp, mais il était doué d’un cœur intrépide et d’une ardeur entraînante. Une fois à la tête de ses colonnes d’attaque, je le vois encore en souvenir, le contraste d’un dos voûté, d’un visage vénérable et de tout le feu de la jeunesse, électrisait sa division, dont il était adoré. Il avait débuté dans la carrière des armes parmi nos héroïques volontaires de 1792. Son abord était un peu brusque, et son langage avait parfois une tournure soldatesque qu’il lui donnait à dessein, car il était instruit et même lettré : je l’ai vu converser en très-bon latin avec des moines polonais, les trinitaires d’Antokol, de Wilna.

En sortant de la maison qu’occupait l’Empereur, et autour de laquelle on remarquait une grande activité, le duc de Trévise et le général Delaborde s’entretinrent quelque temps avant de se séparer; le maréchal annonça un ordre important qui serait donné dans la soirée aux principaux chefs de l’armée. J’entendis aussi le général prononcer ces paroles: «Il va se passer un fait bien inattendu, mais, selon moi, nécessaire; résignons-nous et ne nous décourageons pas.»

Nous vîmes passer en ce moment un certain nombre de petits chevaux polonais conduits par des paysans; il est probable qu’ils étaient achetés pour les voitures de l’Empereur. Ces chevaux, trouvés dans le pays, étaient en bien meilleur état qu’aucun de ceux qui avaient subi avec nous les fatigues et les privations de la retraite.

Voici de quelle façon je fus témoin du départ de l’Empereur. On avait décidé qu’il aurait lieu la nuit, et les personnes indispensables avaient seules été prévenues. Traverser ce pays, où les batteurs d’estrade de l’armée ennemie s’étaient déjà répandus, semblait, aux plus hardis, une entreprise pleine de périls que la prudence conseillait de tenir secrète.

Je vis partir les voitures qui emportaient l’Empereur, marchant naguère encore à la tête de soldats innombrables. C’était un fait très-grave pour chacun de nous; mais, comme il arrive souvent, les témoins du dernier acte de ce drame funeste n’en furent pas aussi frappés que ceux qui lisaient, à distance, le détail de nos maux. Pour mon compte, j’avais alors toute l’insouciance, l’abnégation personnelle et le dévoûment absolu de mes jeunes contemporains; quelques vétérans seuls murmuraient en ce moment; quant à nous, ce départ ne nous causa ni surprise, ni inquiétude, et il ne me laissa d’autre souvenir que celui du spectacle curieux d’un grand événement historique.

Nous venions d’entrer dans l’izba ou petite maison de bois que nous devions occuper cette nuit-là, pour nous remettre en marche dès les premiers rayons du jour. Arrivé dans ce modeste réduit, le général me parla d’une façon qui ne se ressentait nullement de la triste gravité des circonstances.

«Eh bien! me dit-il, on m’annonce que l’Empereur va envoyer aux généraux de division un ordre important et pressé. Je ne sais comment je pourrai le lire; la provision de bougies de ma voiture est épuisée, et je ne vois à notre portée aucun feu de bivouac dont la clarté puisse y suppléer. Chargez-vous, en conséquence, d’entretenir la seule lumière dont nous disposions ici.» Il me montrait, en me parlant ainsi, le matériel primitif dont la population lithuanienne se sert pour éclairer l’intérieur de ses chaumières, c’est-à-dire de longues et minces planchettes résineuses de sapin, d’une longueur de trois ou quatre pieds, nommées en langue polonaise lucziwa. On plante ordinairement ces lattes gigantesques debout ou inclinées dans un bloc de bois servant de chandelier.

«Je vous recommande, ajouta le général, de ne pas laisser éteindre votre feu. Veillez pendant que je vais dormir. Vous le voyez, mon ami, c’est une occupation de vestale que je vous donne là ; rappelez-vous que c’est pour lire un ordre de l’Empereur que vous allez entretenir le feu sacré. Il veut, dit-on, parler ce soir à plusieurs de ses généraux; le bruit court qu’il songe à partir pour la France; peut-être va-t-il me faire appeler auprès de lui. Il faut que je puisse lire son ordre sur-le-champ; je ne voudrais pas être en retard d’un seul instant dans une circonstance pareille.»

J’obéis avec empressement au brave général Delaborde.

J’entretins la lumière avec soin. Chacune des grandes planchettes de sapin brûlait pendant cinq minutes environ; dès qu’elle approchait de sa fin, je la remplaçais par une autre.

J’avais accompli plusieurs fois cette opération et le général était déjà profondément endormi, lorsque mes regards se portèrent vers la fenêtre qui donnait sur la rue; notre izba, située à droite de la route parcourue par l’armée, était l’une des dernières de la ville. Mon attention fut attirée par la vue de deux chasseurs à cheval de la vieille garde, de cette troupe célèbre formée à l’époque de l’expédition d’Égypte, et nommée dans le principe régiment des guides. Ils étaient reconnaissables, dans cette nuit brumeuse, à leur manteau vert foncé se détachant sur un fond de neige, et à leurs immenses colbacks d’ourson noir, que leurs successeurs actuels ont eu raison de conserver comme un glorieux souvenir. Ces deux cavaliers, cette avant-garde, ces éclaireurs d’une marche aventureuse, pressaient bravement l’allure de leurs chevaux épuisés. Ils se hâtaient autant que le permettaient la neige et le verglas dont la route était couverte. L’un d’eux fit un faux pas tout près de la fenêtre d’où je le regardais avec tant de sympathie; je le vis tomber et presque s’abattre sous mes yeux. Je compris immédiatement ce que signifiaient ces deux cavaliers se pressant ainsi, à cette heure, et dans une pareille nuit. Ils devancent l’Empereur! m’écriai-je. Peu d’instants après, je voyais défiler un traîneau, puis trois voitures de formes diverses, parmi lesquelles distinguai le coupé de l’Empereur que nous connaissions si bien; les deux dernières voitures étaient, selon l’usage de ces contrées, irrégulièrement attelées de plusieurs chevaux grands et petits.

Un peloton fermait la marche. Dès que j’eus aperçu les premiers cavaliers de cette escorte, j’éveillai à la hâte le général, couché dans la pièce voisine; mais les voitures avaient passé si rapidement, qu’il ne put arriver à temps pour les voir. Il jugea comme moi, d’après la description que je lui fis, que c’était l’Empereur qui mettait à exécution le projet annoncé.

Le général Delaborde me dit alors avec son bon sens ordinaire: «Il a raison, il n’a plus rien à faire ici, c’est en France que son devoir l’appelle sans tarder; il a, comme empereur, à Paris dix fois plus de valeur qu’au milieu de nous, près d’une armée désorganisée.»

Nous avions, en effet, déjà reçu la nouvelle de la conspiration de Malet, qui, dans la nuit du 2 au 3 octobre, avait, pendant quelques heures, présenté à Paris des chances de réussite: nous comprenions, en outre, la profonde sensation que, dès ce moment, devait produire, en France et dans toute l’Europe, le récit du désastre dont nous étions les témoins.

CHAPITRE II

Table des matières

ARRIVÉE AU RELAIS D’OSZMIANA. — CETTE VILLE VIENT D’ÊTRE ATTAQUÉE PAR UN CORPS ENNEMI. — L’EMPEREUR CONTINUE SA ROUTE MALGRÉ LES CONSEILS QUE LUI DONNENT SES GÉNÉRAUX. — IL REPART A DEUX HEURES DU MATIN.

L’Empereur, décidé à franchir, en pays ennemi, la distance qui le séparait du Niémen, dut penser à s’entourer d’une élite d’hommes courageux, résolus à payer de leur personne.

Les plaines de la Lithuanie, qu’il fallait traverser, sont habitées en partie, surtout dans la région du nord, par une population qui parle un idiome particulier. La langue polonaise est toutefois d’un usage général dans les villes et dans les maisons de poste; dans la plupart des villages on la comprend à l’égal du lithuanien; un interprète était nécessaire. L’Empereur désigna à cet effet un jeune Polonais, le comte Dunin Wonsowicz, son officier d’ordonnance. Cet officier, aussi courageux qu’intelligent et dévoué, a écrit sous le titre Pamientniki (Souvenirs) une relation qui m’a fourni les principaux éléments du récit qui va suivre.

L’Empereur était arrivé à Smorgoni le 5 décembre, à deux heures après midi. Il avait couché la veille au château de Bieliça, appartenant au comte Zoçal. Vers le soir, il fit appeler son officier d’ordonnance et lui demanda tout d’abord, et sans entrer dans aucun détail, s’il était bien prémuni contre le froid. Celui-ci ayant répondu qu’il n’avait pris aucune précaution de cette nature, l’Empereur lui dit:

«Je vais vous faire donner des bottes fourrées et une pelisse d’ours; puis vous partirez sur-le-champ pour Wilna avec Caulaincourt. Mais dépêchez-vous, et ne parlez à qui que ce soit de ce projet.»

Le départ eut lieu à huit heures du soir. Le convoi se composait de trois voitures et d’un traîneau. Dans la première voiture, un coupé de voyage, se trouvait l’Empereur et le général de Caulaincourt, duc de Vicence; le mamelouk Roustan était assis sur le siége. Dans la seconde, se placèrent le maréchal Duroc et le comte de Lobau; dans la troisième, le lieutenant général comte Lefebvre-Desnouettes, colonel des chasseurs à cheval de la garde, un valet de chambre et deux valets de pied. Dans le traîneau, enfin, l’Empereur fit entrer le comte Wonsowicz et un piqueur nommé Amodru. Ce fut ce dernier qui, dès le commencement du trajet, apprit à l’officier polonais que leur destination était non point Wilna, mais Paris. Un peloton de trente chasseurs à cheval de la garde, choisis par le général Lefebvre-Desnouettes, parmi les plus valides et les mieux montés de ce régiment, servait d’escorte.

Le traîneau prit la tête du convoi, et comme il avançait plus facilement que les voilures, il arriva une heure plus tôt au premier relais, nommé Oszmiana. Dès ce moment, on comprit combien l’entreprise de devancer l’armée était périlleuse. En arrivant à Oszmiana, au milieu de la nuit, le comte Wonsowicz fut surpris de trouver le commandant de cette place à la tête des troupes de la garnison. Ce commandant était un général wurtembergeois; il avait sous ses ordres la garnison, composée de troupes françaises, polonaises et allemandes; un bataillon était sous les armes, et l’on s’attendait à être attaqué. On voyait, en outre, près de l’infanterie, trois escadrons de lanciers. Cette attitude de la garnison d’une petite ville, située à huit lieues en avant de la tête de notre colonne en retraite, s’expliquait par les mouvements de l’ennemi.

Les corps de l’armée russe qui nous suivaient directement ne pouvaient sans doute le faire qu’avec une extrême difficulté ; ils marchaient sur une route complètement dévastée. Il en était tout autrement des détachements de cavalerie légère qui, abandonnant nos traces, se dirigeaient parallèlement aux flancs de notre colonne; ils s’avançaient dans des contrées dont la guerre n’avait point détruit les ressources. Les habitants leur fournissaient tous les renseignements nécessaires pour faciliter leur marche en avant; aussi ces corps traversaient-ils parfois la route qu’ils longeaient habituellement. L’un d’eux, commandé par le colonel Tchernicheff, délivra même en avant de notre colonne le général russe Wintzingerode, qui avait été fait prisonnier au moment de notre départ de Moscou. Les voitures qui portaient l’Empereur couraient à chaque pas le danger de rencontrer l’un de ces corps ennemis.

Ce jour-là, deux détachements de notre cavalerie polonaise, l’un de chevau-légers (lanciers de la garde), l’autre du 7e régiment de lanciers de la Vistule, venaient d’arriver parmi les renforts envoyés à notre armée. Toute cette troupe était en bataille sur la place de la petite ville d’Oszmiana. L’officier d’ordonnance de l’Empereur fut frappé de la bonne tenue et de la vigueur de ces soldats qui, arrivant sans avoir jusque-là manqué de vivres, et conservant leur organisation régulière, faisaient un si grand contraste avec nos fantassins et nos cavaliers, exténués par la fatigue et de longues privations.

Le général wurtembergeois fut vivement étonné lorsqu’il sut que l’Empereur avait l’intention de passer outre. Il dit que le nombre des ennemis qui devançaient notre armée grossissait chaque jour.

Ces nouvelles inspirèrent quelque inquiétude, et l’on attendait l’Empereur avec impatience; on présumait qu’il s’arrêterait un jour à Oszmiana, mais on calculait que d’autre part, si le lendemain il voulait continuer sa route, il retrouverait, en avant de lui, les détachements russes, peut-être instruits déjà de son passage. Un pareil secret, en effet, ne pouvait être longtemps gardé.

Pendant que l’on dissertait ainsi sur les chances périlleuses de l’entreprise, l’Empereur arriva; il dormait profondément dans sa voiture. Le comte Wonsowicz l’éveilla et lui fit part de ce qu’il venait d’apprendre. L’Empereur s’en émut faiblement; il avait d’avance prévu tous ces dangers, il s’y exposait volontairement. Il demanda tout d’abord s’il aurait une escorte de cavalerie; on lui annonça qu’il trouverait deux cent soixante-six lanciers.

«C’est fort bien,» dit-il; puis il descendit de voiture pour parler au général commandant la place.

Napoléon demanda sa carte de Lithuanie et l’examina très-attentivement. Tous ses généraux lui conseillèrent de ne point s’exposer à un péril si évident; quelques-uns d’entre eux le supplièrent d’attendre au moins le matin. Il repoussa ces avis. Se mettre en route en plein jour lui semblait le plus dangereux entre tous les partis à prendre. Somme toute, il ne tint aucun compte des observations qui lui furent faites. Après avoir réfléchi quelques instants, il dit à son officier d’ordonnance:

«Les lanciers polonais sont-ils prêts?

— Oui, Sire; ils étaient tous là avant notre arrivée.

— Qu’ils montent à cheval. Il faut disposer l’escorte autour des voitures. Nous allons partir sur-le-champ; la nuit est suffisamment obscure pour que les Russes ne nous voient pas. D’ailleurs il faut toujours compter sur sa fortune, sur le bonheur; sans cela on n’arrive jamais à rien.»

Il demanda ensuite, pendant qu’on attelait, combien de lanciers de sa garde polonaise marcheraient avec lui.

«Nous sommes cent,» répondit l’officier qui les commandait, et la présence de cette troupe d’élite rassura complètement l’Empereur.

«Eh bien! dit-il, si nous sommes attaqués, les Polonais sont braves, nous saurons bien nous défendre.» Puis il monta résolûment en voiture.

Cependant, avant de donner le signal du départ, il appela encore une fois l’officier d’ordonnance, prit dans son coupé une paire de pistolets et les lui remit, en lui recommandant de se placer sur le siège avec le général Lefebvre-Desnouettes, dont la bravoure lui était garantie par de nombreux faits d’armes; le mamelouk Roustan entra dans un traîneau qui suivait immédiatement la voiture de l’Empereur, et le colonel Stoïkowski, commandant de l’escorte, reçut l’ordre de se tenir près de la portière.

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16 January 2025
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70 p. 1 illustration
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4064066338190
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