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L. Peyremol
L'amateur d'équitation

Publié par Good Press, 2022
EAN 4064066323967
Table des matières
AVANT-PROPOS
AVANT DE MONTER A CHEVAL
LE MONTOIR
LE MONTOIR
METTRE PIED A TERRE
SAUTER A TERRE
POSITION DU CAVALIER A CHEVAL
POSITION DU CAVALIER A CHEVAL
LES DIFFÉRENTES PARTIES DU CORPS DU CHEVAL
LES AIDES DU CAVALIER
LES AIDES DU CAVALIER
ÉQUILIBRE DU CHEVAL
ÉQUILIBRE DU CHEVAL
BUT DE L’ÉQUITATION
BUT DE L’ÉQUITATION
L’ÉQUILIBRE DU CAVALIER COMBINÉ AVEC CELUI DU CHEVAL
TRAVAIL A L’INTÉRIEUR DU MANÈGE
TRAVAIL A L’INTÉRIEUR DU MANÈGE
TRAVAIL PRÉPARATOIRE
TRAVAIL AU PAS
PRINCIPALES FIGURES DE MANÈGE.
TRAVAIL AU TROT
TRAVAIL AU TROT
LE TROT A LA FRANÇAISE OU TROT ASSIS
LE TROT A L’ANGLAISE OU TROT ENLEVÉ
LA LEÇON COLLECTIVE
LA LEÇON COLLECTIVE
PIROUETTES PAS DE COTÉ
PIROUETTES — PAS DE COTÉ
TRAVAIL AU GALOP
TRAVAIL AU GALOP
LE SAUT LES FAUX PAS DES DÉFENSES PROMENADE A L’EXTÉRIEUR
LE SAUT
LES FAUX PAS
DES DÉFENSES
LA MARTINGALE
PROMENADE A L’EXTÉRIEUR SANS LE PROFESSEUR
TABLE DE LA PARTIE RAISONNÉE
TABLE DE LA PARTIE PRATIQUE
TABLE DES FIGURES.

AVANT-PROPOS
Table des matières
«L’équitation n’est utile qu’aux officiers et aux hommes de cheval... Pour tous ceux qui ne peuvent être rangés dans l’une de ces deux catégories, ce n’est qu’un art d’agrément très dispendieux, qu’il faut laisser aux gens riches... D’ailleurs, grâce aux moyens de locomotion qui sont aujourd’hui à la disposition de tout le monde, le cheval n’a plus aucune utilité pratique...»
Voilà ce qu’on entend dire à chaque instant, dans certains milieux.
De tels propos semblent malheureusement justifiés par ce fait assez singulier: qu’il existe encore en France des villes possédant des établissements d’instruction très importants, dont les élèves se trouvent dans l’impossibilité matérielle d’apprendre à monter à cheval.
Une pareille anomalie est d’autant plus regrettable que cet art soi-disant d’agrément est devenu presque une nécessité, à notre époque où tout le monde est forcé de servir le pays sous une forme quelconque.
Or, à l’heure actuelle, tout soldat, quelle que soit l’arme à laquelle il appartient, qu’il fasse partie de l’armée active ou de la territoriale, qu’il se destine au métier militaire ou qu’il accepte simplement ce dernier comme une corvée passagère, peut, un jour ou l’autre, même contre toute prévision, être appelé à remplir des fonctions qui nécessitent l’emploi du cheval.
Ne se placerait-on qu’au point de vue patriotique, c’est déjà, ce me semble, un argument suffisant en faveur de l’équitation!.....
Je n’insisterai pas, voulant étudier seulement le côté pratique de cette dernière, sans sortir du cadre des connaissances absolument indispensables aux personnes qui, pour un motif quelconque, désirent savoir monter.
Cependant, malgré leur bonne volonté, beaucoup d’amateurs n’ont ni le temps, ni la facilité de prendre un nombre de leçons suffisant pour arriver à un degré de force leur permettant d’affronter sans crainte les éventualités qui peuvent survenir au cours d’une promenade (surtout avec un animal qu’on ne connaît pas), et qui ne sont qu’un jeu pour celui qui en a l’habitude.
Je n’ai pas la prétention de combler cette lacune; mais, ayant la ferme conviction que, en dehors de la partie gymnastique ou physique, le raisonnement peut jouer un très grand rôle à l’avantage des cavaliers novices, c’est surtout à ces derniers que je destine le résultat de laborieuses observations faites sur plusieurs centaines d’élèves; et comme, en équitation du moins, la fin justifie les moyens, je les prierai de me pardonner les comparaisons parfois vulgaires auxquelles j’aurai recours pour essayer de bien me faire comprendre.
Le but de ce travail est donc de prendre le cavalier à sa première leçon et de le conduire, par une progression raisonnée , jusqu’au moment où il pourra se servir d’un cheval sans danger pour les autres et pour lui-même, tant pendant les promenades à l’extérieur qu’au cours des exercices de manège.
Ce qui m’a décidé à présenter ces quelques pages sous la forme scientifique qu’elles semblent affecter au premier abord, c’est la rapidité des progrès faits par les élèves à qui un certain degré d’instruction permet de comprendre les comparaisons et les expressions employées par le professeur.
Depuis longtemps j’ai remarqué, surtout dans les cours collectifs suivis par les jeunes gens des collèges et des pensions, l’apathie avec laquelle ils reçoivent les observations qui se bornent à de simples rectifications de position.
Ayant constaté, d’autre part, l’entrain que les mêmes élèves mettent à exécuter les mouvements commandés quand le professeur, au lieu d’employer les termes purement techniques de l’équitation, fait appel à leur intelligence par des comparaisons que la nature de leurs études les met à même de saisir du premier coup et de retenir plus facilement, j’ai essayé de réunir les éléments d’une méthode à laquelle je crois pouvoir attribuer de bons résultats.
Ce travail ne s’adressant donc qu’à une certaine catégorie de cavaliers, j’ai dû chercher des comparaisons qui, tout en présentant quelque analogie avec la charpente et les aplombs du cheval, fussent appuyées sur des bases qu’on ne pût accuser d’appartenir au domaine de la fantaisie; et c’est pour ne laisser aucun doute à cet égard que j’ai cru devoir remonter aux principes les plus élémentaires des sciences auxquelles sont empruntées ces comparaisons.
Ce simple exposé fait déjà pressentir le véritable objet de l’équitation , qui consiste à rendre le cavalier apte à tirer le meilleur parti possible de son cheval.
On verra plus loin comment on ne peut tirer un bon parti du cheval sans l’équilibrer, c’est-à-dire sans opérer une bonne répartition des forces ou mieux du poids des différentes parties du corps de l’animal.
La réalisation de cet équilibre offre de très grandes difficultés, car le plus souvent le tact du cavalier doit suppléer aux mauvais effets résultant d’une conformation défectueuse ou de la faiblesse de certaines régions.
En outre, en admettant qu’une conformation irréprochable ne donne lieu à aucune préoccupation, l’équilibre n’en resterait pas moins très difficile à obtenir, attendu qu’il peut être modifié par le moindre changement survenu dans les attitudes ou dans les allures.
Enfin, si, aux causes qui s’opposent à ce que le cheval soit bien équilibré, c’est-à-dire: conformation défectueuse, changement dans l’attitude ou l’allure, dressage incomplet, etc., on ajoute les modifications que peuvent apporter à cet équilibre le poids ou la position du cavalier, on voit que ce dernier est tenu à une attention et à une préoccupation constantes.
Pour exprimer nettement ma pensée, je dirai que le cavalier qui est à la recherche de l’équilibre parfait me produit un effet analogue à celui d’un homme qui jonglerait en marchant sur un sol très rocailleux ou semé d’obstacles.
Ceux qui ont assisté à un spectacle de ce genre ont dû remarquer avec quelle activité l’artiste en question porte son attention du terrain qu’il parcourt aux objets avec lesquels il s’exerce et réciproquement, afin d’éviter la moindre circonstance de nature à porter atteinte à la régularité de ses mouvements.
De même, le cavalier doit se mettre en garde contre tout ce qui peut nuire à l’équilibre du cheval, lequel ne s’obtient qu’à l’aide du rassembler.
Il faut donc, avant de chercher à combattre les difficultés que la nature ou les circonstances apportent à sa réalisation, que le cavalier commence par détruire, autant que possible, celles qui sont occasionnées par son propre poids ou par sa position; c’est dire que l’équilibre du cavalier (p. 80) est une condition indispensable de celui du cheval et que, avant de songer à équilibrer ce dernier, on doit tout d’abord éviter de le gêner par une position défectueuse ou un mauvais emploi des aides.
D’où la nécessité d’être maître de son assiette, pour avoir la liberté entière de ses mouvements.
Le rassembler, avons-nous dit, est la base de l’équitation, puisque c’est le seul moyen dont le cavalier dispose pour maintenir l’équilibre dans les différentes parties du cheval.
Mais les causes qui peuvent modifier cet équilibre sont tellement nombreuses, que le rassembler parfait est presque impossible à obtenir d’une manière continue.
Du reste, l’abus qu’on en ferait dans un travail prolongé pourrait amener un résultat contraire à celui que l’on se propose, en occasionnant au cheval une fatigue qui entraînerait rapidement l’usure de l’animal.
Je crois donc pouvoir tirer de ce qui précède, par rapport à la pratique de l’équitation, la conclusion suivante:
L’équilibre parfait du cheval et le rassembler parfait doivent (au moins pour la plupart des cavaliers amateurs) être regardés comme des principes dont l’exactitude ne saurait être contestée, mais dont la réalisation est à peu près impossible à atteindre, ce qui n’empêche pas qu’on doit chercher à s’en rapprocher le plus possible .
Dès lors, puisque le but à atteindre n’est qu’approximatif, les moyens employés pour y arriver ne peuvent avoir la prétention d’être plus parfaits que le but lui-même.
Je n’ai jamais songé, d’ailleurs, en employant des comparaisons tirées des sciences exactes, à prouver l’infaillibilité de mes assertions, mais à établir une certaine corrélation entre les principes eux-mêmes et les fâcheuses conséquences auxquelles on aboutirait en s’en éloignant par trop.
C’est ce qui m’a fait adopter la marche suivie dans l’étude de l’équilibre du cheval par exemple .
Les réflexions qu’on y trouvera et qui, au point de vue de la pratique, constitueraient une véritable utopie, n’en font pas moins ressortir une analogie palpable avec des vérités incontestables, témoin la relation qui existe entre les conditions d’aplombs requises par l’hippologie et la régularité de la figure désignée en géométrie sous le nom de rectangle .
Une semblable corrélation semble exister entre le manque d’équilibre du cheval par rapport au sol ou, ce qui revient au même, par rapport à l’horizon, et l’irrégularité de la figure géométrique appelée trapèze .
On pourra porter le même jugement sur la théorie exposée au chapitre du trot relativement aux rapports existant entre le centre de gravité de l’homme et celui du cheval .
Tous les développements scientifiques qu’on y rencontrera seraient complètement inutiles s’ils ne tiraient leur origine d’une loi fondamentale de la physique: la pesanteur.
Il paraîtra sans doute étrange, d’après ce qui vient d’être dit de difficultés dont seule une longue pratique peut venir à bout, que le sujet de l’équilibre du cheval ait sa place au début de cet ouvrage, l’une des règles les plus élémentaires d’une bonne méthode étant de «commencer par les objets les plus simples et les
«plus aisés à connaître, pour monter peu à peu comme
«par degrés jusques à la connaissance des plus composés», (DESCARTES, 2e partie du Discours de la Méthode.)
C’est pour se conformer à cette opinion du grand philosophe du XVIIe siècle que l’ordre des matières traitées dans cet ouvrage a été établi, quant à la pratique , suivant la progression du travail qu’on peut raisonnablement exiger des élèves, et, si cette progression a été violée en ce qui touche le rassembler, c’est uniquement pour que ceux-ci aient, dès le commencement, la notion purement théorique du but vers lequel ils doivent tendre, s’ils veulent devenir des cavaliers sérieux.
La principale qualité d’un travail technique étant, à mon avis, la clarté, j’ai cru devoir dresser, pour faciliter les recherches du lecteur, les cinq tables suivantes:
1° Table des matières dans l’ordre de la progression de l’ouvrage (partie raisonnée et partie pratique), page 225.
2° Table de la partie raisonnée, page 229;
3° Table de la partie pratique, page 231;
4° Table alphabétique des matières traitées et des termes techniques, page 233;
5° Table des figures, page 237.
Enfin, les figures coloriées qui accompagnent le texte présenteront toujours les mêmes teintes pour désigner les mêmes objets ou des objets ayant entre eux d’intimes rapports.
Les développements qui composent la partie raisonnée de ce travail pourraient peut-être, au premier abord, sembler en désaccord avec l’intention que j’ai déjà manifestée de n’étudier que le côté pratique de J’équitation; je tiens donc à m’expliquer sur ce point.
Par le côté pratique, je n’entends pas seulement désigner la partie matérielle, gymnastique en un mot, de l’exercice du cheval, mais tous les moyens capables d’amener, à chaque leçon, de nouveaux progrès chez le jeune cavalier.
Pour arriver à ce résultat et pour observer la progression adoptée dans cet ouvrage, il est nécessaire que l’élève n’entame aucune partie de cette progression avant d’avoir correctement exécuté celle qui précède.
Guidé par l’intime conviction que, chez un homme intelligent, le raisonnement peut précisément venir en aide à cette partie matérielle, je n’ai eu d’autre objectif que de disséquer, pour ainsi dire, une à une les difficultés du début, et d’aplanir autant que possible ces dernières, en initiant l’élève à des trucs (qu’on veuille bien me pardonner l’expression) dont une longue expérience peut seule donner le secret.
Enfin, ce n’est pas seulement l’intérêt du cavalier qui m’a fait insister sur la nécessité d’un ménage bien compris, mais encore le désir de contribuer, dans la limite de mes moyens, à épargner au noble animal dont les services, trop souvent méconnus, mériteraient cependant tant d’égards, la fatigue et les mauvais traitements que l’inexpérience peut lui attirer.
AVANT DE MONTER A CHEVAL
Table des matières
Le premier devoir du professeur étant d’éloigner tout danger des élèves qui lui sont confiés, il commencera par indiquer de quelle manière il faut aborder un cheval, soit à l’écurie, soit au dehors.
On ne doit jamais s’approcher d’un cheval à l’écurie sans le prévenir par un appel de langue ou par un geste qui l’invite à déplacer ses hanches du côté opposé à celui par lequel on veut l’aborder.
Il faut naturellement se défier du cheval qui n’obéit pas à cette indication .
Au dehors, la prudence la plus élémentaire recommande de ne jamais se placer à portée des pieds postérieurs; c’est dire qu’on évitera de surprendre le cheval par derrière et qu’on devra l’aborder par devant ou tout au moins par côté.
Il est une autre précaution dont beaucoup de personnes semblent ne tenir qu’un médiocre compte, et qui joue cependant un rôle très important au point de vue de la sécurité du cavalier; elle consiste à visiter soigneusement l’état du harnachement et à s’assurer que toutes ses parties sont convenablement ajustées.
Cela m’amène nécessairement à donner la description de la bride et de la selle.
LA BRIDE
Sa description.
(FIG. 1.)

B. Gourmette.
C. Filet.
R. Rêne du mors.
r. Rêne du filet.
M. Muserolle.

E. Sous-gorge.
F. Frontail.
H. Dessus de tête.
Du choix d’un mors.
Le cavalier devra débuter par le travail en filet ou bridon. Dès qu’il sera en mesure de se servir des rênes de bride (rênes du mors), on aura tout avantage à lui donner le mors le plus doux, c’est-à-dire celui dont les canons seront très gros, la liberté de langue très peu accusée et les branches aussi courtes que possible.
A quoi l’on reconnaît que le cheval est bien bridé.
Le cheval est bien bridé quand le filet , tangent aux commissures ou plis formés par les lèvres à l’endroit de leur jonction, n’est pas assez court pour relever ces dernières, et quand le mors se trouve lui-même tangent au filet dans les mêmes conditions.
Dans tous les cas, le mors ne doit jamais être placé assez bas pour que les canons reposent sur les dents (les coins C‘C’, chez les juments, les crochets CC, pour le cheval). (Voir fig. 3.)
La gourmette doit être sur son plat et assez lâche pour qu’on puisse y passer deux doigts, la maille dans laquelle passera la fausse gourmette se trouvant du côté du bord inférieur de la gourmette. (Voir fig. 2.)
Cette dernière une fois ajustée, il n’y a aucun inconvénient à serrer la fausse-gourmette, dont le rôle est simplement d’empêcher le mors de basculer de bas en haut par suite des mouvements de la tête, ou de mettre obstacle à l’habitude qu’ont certains chevaux de ramener dans la bouche l’une des branches du mors.
Enfin, la main devra passer librement dans la sousgorge.
LA SELLE
(FIG. 4.)
De quoi se compose une selle anglaise.
A. Pommeau.
a. Arcade.
B. Siège.
C. Troussequin.
D. Petit quartier.
E. Quartier.
F. Bourrelet ou avance.
G. Porte-étrivière (fig. 5).
A’. Panneau (fig. 6).
B’. Contre-sanglons (fig. 6).
C’. Sangle (fig. 6).
A” E”. Etrivière et étrier (fig. 7).
Du choix d’une selle .
Une chose qu’on néglige généralement et qui, cependant, exerce un bien grande influence sur la position du cavalier novice, c’est la forme de la selle.
On ne devra jamais donner à un débutant une selle plate ou faussée. J’entends par faussée, celle qui a été mal brisée et dont le fond (ou partie creuse) se trouve trop rapproché du troussequin, grave inconvénient dû à une selle trop petite pour celui qui l’a brisée ou bien à ce que ce dernier était mal assis ou montait trop court.
Quand l’élève ne débutera pas par la selle française, je crois indispensable de lui donner une selle non seulement très bien appropriée à sa taille, mais encore haute de troussequin ou très rembourrée dans cette partie et dont le fond soit très rapproché du pommeau, de manière à ce que le cavalier se trouve presque naturellement placé pour chasser les fesses sous lui et descendre les cuisses.
Dès qu’il aura suffisamment d’assiette pour qu’on n’ait plus à craindre de fausser sa position, ce dont on s’assurera par de longues reprises sans étriers à toutes les allures, je crois très bon de le soumettre de temps en temps au travail sans étriers, en le changeant souvent de selle et en lui donnant celles qu’on jugera les plus défectueuses, afin de l’habituer à chercher son centre de gravité ; mais il ne faudra pas abuser de ce dernier genre d’exercice, qui pourrait à la longue avoir une influence fâcheuse sur sa position à cheval.
A quoi l’on reconnaît que le cheval est bien sellé.
Le cheval est bien sellé quand la selle est posée d’aplomb et assez en arrière pour que l’arcade n’offense pas le garrot , qui devrait toujours être protégé par un tapis.
Les panneaux et la sangle porteront bien à plat. Quand l’animal est bien sanglé, la main ne doit pas pouvoir passer sous la sangle ou n’y passer que difficilement.
L’ÉTRIVIÈRE ET L’ÉTRIER
(FIG. 7.)

Ajuster les étriers.
Avant de monter à cheval, le cavalier doit ajuster approximativement les étriers en s’y prenant de la manière suivante:
L’étrier gauche se mesure avec le bras droit entièrement tendu, en posant l’extrémité des doigts sur la partie de l’étrivière correspondant au point A du porte-étrivière (fig. 8).
L’étrivière étant bien tendue, la grille de l’étrier doit venir affleurer le défaut de l’épaule droite du cavalier.
Pour l’étrier droit.
(FIG. 9.)
L’étrivière gauche étant bien tendue, prendre avec la cravache la longueur du point A au point B, en plaçant le gros bout de la cravache au point A et le pouce droit au point de la cravache correspondant à B; cette longueur étant reportée sur l’étrivière droite, ses deux extrémités doivent coïncider avec les points de l’étrivière droite correspondant aux points A et B de la gauche.
Mais, ces procédés ne donnent que des résultats approximatifs et ce n’est qu’une fois à cheval qu’on peut ajuster ses étriers à coup sûr .
La grille de l’étrier doit alors se trouver au niveau de la partie supérieure du talon de la botte du cavalier fig. 14).