Read the book: «Contes moraux et nouvelles idylles»
Denis Diderot, Salomon Gessner
Contes moraux et nouvelles idylles

Publié par Good Press, 2022
EAN 4064066303884
Table des matières
PREFACE.
LISTE DES SOUSCRIPTEURS.
Les deux Amis de Bourbonne.
Lettre de M. Papin, Docteur en Théologie&Curé de Sainte Marie à Bourbonne.
ENTRETIEN d’un Pere avec ses Enfans. Ou du danger de se mettre au dessus des loix.
IDYLLES.
DAPHNÉ ET CHLÖÉ.
LA NAVIGATION.
L’OEILLET.
CLIMENE ET DAMON.
LA MATINÉE D’AUTOMNE.
LE VOEU.
LES ZEPHIRS.
AMYNTAS.
THYRSIS.
A L’AMOUR.
DAPHNIS.
CORYDON ET MENALQUE.
GLICERE.
LE BOUQUET.
DA METE ET MILON.
IRIS, EGLE.
MENALQUE ET ALEXIS.
LA TEMPETE.
MIRTIL ET CHLOE.
LA JALOUSIE.
ERYTHIE.
LA JAMBE DE BOIS.
LETTRE DE MR. GESSNER A MR. FUSLIN AUTEUR DE L’HISTOIRE DES PEINTRES SUISSE S. SUR LE PAYSAGE.
LETTRE SUR LE PAYSAGE.
CONTES MORAUX
ET
NOUVELLES IDYLLES
DE
D... ET SALOMON GESSNER

A ZURIC CHEZ L’HAUTEUR
M. DCC. LXXIII.
PREFACE.
Table des matières
LES premiers Ouvrages de Mr. Gessner ont été reçus si favorablement dans les païs etrangers& surtout en France, qu’il ne s’interesse pas moins à la traduction de celui-ci qu’à l’original même. Il desire de meriter encore une fois les suffrages qu’il a eu le bonheur d’obtenir chez une nation eclairée qui p des chefs d’œuvres en tout genre a acquis depuis longtemps le droit d’apprecier le merite&les talens.
L’edition a été soignée par lui même. Les gravures historiques&les vignettes dont elle est embellie sont de son invention&ont été executées de là propre main.
Mr. Gessner a communiqué son projet aux amis qu’il a à Paris&particulierement à Mr. D... dont l’approbation lui a toujours été si precieuse. Cet homme celebre a eu la bonté de lui envoyer en Manuscript les deux Contes moraux qui precedent la traduction des nouvelles Idylles. Mr. Gessner se trouve heureux de pouvoir offrir à la France un present quelle recevra sans-doute avec plaisir&qui sera le monument d’une amitié que la seule culture des lettres a fait naitre entre deux hommes que des contrées éloignées ont toujours tenus separés.
LISTE DES SOUSCRIPTEURS.
Table des matières
2. S.A. S. MGR. LE PRINCE D’ANHALT DESSAU.
2. S.A. R. MAD. LA PRINCESSE D’ANHALT DESSAU.
Mrs. le Marquis d’Aglié, des premiers Ecuyers de S.M. le Roy de Sardaigne, Colonel de Cav.&Maréchal des Gardes du Corps.
Andræa, Apothécaire à Hanovre.
2. Vinzenzo Antoine, Libraire à Bergame.
Dottore G. Celestino Astori, à Bergame.
S.A. S. ELECTORALE MGR. L’ELECTEUR DE BAVIERE.
S.A. S. MAD. L’ELECTRICE DE BAVIERE.
S.A. S. MGR. LE MARGRAVE DE BADE.
S.A. S. MAD. LA MARGRAVE DE BADE.
Mrs. Baader, Peintre du Pr. Evêque d’Eichstedt, à Paris. de Back, Conseiller de la Ville d’Utrecht.
2. Félix de Balthasar, Conseiller, à Lucerne.
Bardin, Libraire à Geneve.
de Barry, Seigneur Bourguemaitre de la Republ. de Bâle.
10. Bauer&Compagnie, Libraires à Strasbourg.
Joseph Beltromelli à Bergame.
2. le Comte de Bentink, Scign. de Rhoon&c. Président du Corps des Nobles de la Province de Hollande&c.
Mad. la Comtesse douairiere de Bentink, Dame de Varel&c.
le Baron de Berberich, à Munic.
van Berchem, Gentilhomme Hollandois.
de Berger, Cons. d’Etat&Médecin du Roi, à Copenhague.
le Baron J.A.S. de Beroldinguen, Chanoine de Spir&Hildesheim.
de Bersy, Maitre des Requetes honor. à Paris.
12. Mrs. de Betzky, Chevalier des Ordres de Russie, Conseiller privé& Chambellan actuel de Sa. M. Imp. de toutes les Russies,& Prés. de l’Acad. des Beaux Arts.
l’Abbé Beurard, Chanoine de Toul, à Paris.
la Bibliotheque publique de la Republ. de Geneve.
–––de l’Université Royale, de Turin.
2. le Baron de Bigot, grand Maitre de la Cour de S.A.S. Mgr. le Prince d’Orange&de Nassau, Lieut. Général de Cavallerie &Gouverneur de Willemsstadt&c.
Birkel, à Lyon.
Abr. Blussé&Fils, Libraires a Dordrecht.
Madame de Loys de Bochat, à Lausanne.
Boers, Avocat de la Compagnie des Indes, à Amsterdam.
Mad. la Baronne de Bœtzelaer, née Baronne de Aersen, de Voshol.&c.
de Bois Roger, Officier au Corps royal d’Artillerie à Metz.
Mlle Bondely a Berne.
Bosset d’Eluse, à Neufchâtel.
Boucard, Avocat à Turin.
S.A. S. MAD. la PRINCESSE de BOUILLON, née Princ. de Hesse Rhinf. à Paris.
Brandes, Cons. Aul. a Hanovre.
Lorenzo Brini à Bergame.
Robert Brown, D.D. Minister os the English Church at Utrecht.
2. Brunck de Frundeck, Commissaire de Guerre de Strasbourg.
Brunyer, Médecin de l’Hopital milit. à Metz.
Jean Burcli, a Zuric.
le Chanoine Gh. Calepio, à Bergame.
Madame la Comtesse Capodilista à Padoue.
François Careano à Milan.
de Caumartin de St. Ange.
Cayla, à Geneve.
Mrs. le Duc de Caylus, à Paris.
le Comte Maurice Challant de Challant, à Turin.
de la Chenal, Doct. en Méd. à Bâle.
van Citters, Conseiller de la Ville de Middelbourg.
Mlle Marie Elisabeth Cossel, à Hambourg.
Coudere, de Lyon.
de Couette, de l’ordre mil. de St. Louis, à Metz.
Gd. Councler, à Geneve.
Gabriel Cramer, à Geneve.
Mgr. le Prince Adam C’zatorinski, Général de Podolie.
J. Daller, à la Haye.
Decker, Imprimeur du Roy à Colmar.
Deinet, Cons. de S.A.S. Mgr. le Prince de Waldeck, à Frankfort.
Delion, à Paris.
Mad. Destouches, à Paris.
J.J. Detournes, Auditeur, à Geneve.
Dittliguer, Avocat, à Berne.
Jean Dollfous, Négociant à Mulhausen.
Casimir Donaud, Avocat, a Turin.
Mad. Dovet, a Paris.
2. Dufour, Libraire à Mastrich.
Felix Durando, Comte de Ville, a Turin.
Eck, Professeur, à Leipzig.
Jean Eck, Négociant a Mullhausen.
4. Eckendorfer, Libraire à Frybourg.
2. d’Erlach de Jegistorf, à Berne.
Mad. Escher née Usteri, de Zuric, à Lyon.
d’Escher, à Zuric, Lieut. Général au Service de LL. HH. PP.
Mrs. J.C. d’Escher, à Zuric.
Sal. Escher, a Zuric.
Mad. la Duchesse d’Eswille, à Paris.
Eynard, à Lyon.
Charles Jerome Falletti, Marquis de Barol, à Turin.
Dominique de Fanti, à Milan.
de Farges, à Paris.
Faust, Ammeistre regent de la Ville de Strasbourg.
ô Feral, à Leipzig.
4. le Comte de Finkenstein, Cons. de la Justice, à Königsberg.
Finguerlin à Lyon.
le Comte de Firmian, Minist. plenip. de S.M.J.R. Chev. de l’Ordre
Fischer, Baillif de Cerlier, à Berne. (de la Toison d’Or.
Emmanuel Flon, Libraire à Bruxelles.
le Cheval, de Folard, Envoyer extraord. de France a la Cour de Baviére.
Henri Fuessli, à Zuric.
Nazario Viani Gagliardelli, à Bergame.
le Prinze Gallizin, Envoyé extr. de Russie, à la Haye.
Giam Battista Galizioli, à Bergame.
le Baron de Gall, Grand Echanson&Colonel com. du Reg. de S.A.S. Mgr. le Prince hered. de Hesse, à Hanau.
Pl. Gallatin, Avocat, à Geneve.
M.D. Fr. Gaussen, à Geneve.
le Marquis de St. Germain, premier Ecuyer de S.A.R. le Prince de Piemont, à Turin.
Antonio Giambarini, à Bergame.
Dottore de Matteo Giurniga, à Bergame.
3. van Goens, Cons. de S.M. Imp. R. Ap. Professeur à l’Univ. d’Utrecht.
Mlle van Goens, à Middelbourg.
Mlle Louise Gontard, a Francfort sur le Main.
Mrs. J.J. Gonzenbach, Seign. ne Haubtwyl.
François Grasset, Libraire à Lausanne.
Grenus, à Lyon.
Fr. Ch. Greum, Conseiller de la Chambre de Finances de l’Illme. Maison de Linange&Dabo, à Strasbourg.
de Grimm, Secret, de Commendem. de S.A.S. le Duc d’Orléans, à Paris.
Gross, à Berne.
Grothe, Chanoine du Chap. de St. Gean, à Utrecht
Grouner, Baillif à Zofinguen, de Berne.
S.A. S. MGR. LE LANDGRAVE REGNANT DE HESSE-CASSEL
S.A. S. MAD. LA PRINCESSE CHARLOTTE DE HESSE.
2. S.A.S MAD. LA LANDGRAVE DE HESSE-DARMSTADT.
S.A. S. MGR. LE PRINCE HERED. DE HESSE. COMTE REGN. DE HANAU.
S.A. S. MAD. LA LANDGRAVE DE HESSE-HOMBOURG.
S.A. S. MAD. LA PRINCESSE EMANUELE DE HESSE-ROTHEMBOURG.
S.A. S. MAD. LA PRINCESSE CLEMENTINE DE HESSE-ROTHEMBOURG.
Mrs. le Baron de Hack, à Francfort sur le Main.
Henri Heidegguer, à Zuric.
J. Conrad Heidegguer, Fils, à Zuric.
le Comte Sigismund d’Heimhausen, de Munic.
Jean Heinzelmann, Négociant a Venise.
Hess, à Zuric, Colonell Cap. aux Gardes Suisses de S.A.S. Mgr.
Hess, à Zuric. (le Prince d’Orange.
Hess, Directeur des Postes, à Zuric.
Henri Hirzel, à Zuric.
Honnerlag, à Genes.
le Comte de Hoym.
Jr. Huber, ancien Auditeur, à Geneve.
Mrs. van der Hulst, à Utrecht.
Jacobi, Conseiller aulique à Dusseldorf.
le Comte Alexandre Japarel de Lagnasque à Turin.
Jeaneret à Grandson.
4. Wolfgang Juvalta, à Marchlins.
le Baron de Kallisch, à Leipzig.
J. Gasp. Keller, Conseiller d’Etat, à Zuric.
J. Conrad Keller, à Zuric.
J. Gasp. Keller, à Zuric.
le Comte de Kinigl, Chambellan de L.L.M.M. Imp. Roy. Apost.
Koch, Professeur, à Strasbourg.
Kruthofer, Secretaire de Mr. le Comte de Mercy Argenteau, à Paris.
Krzusky, à Leipzig.
Kund, à Leipzig.
Jaques Kunhans, à Zuric.
Laget, Etudiant en Theol. à Geneve.
van Lanckom, pr. ordre de Mr. van Dyck.
Lavater, Greffier de la chambre de Justice, à Zuric.
Mlle Lebas, à Paris.
Mad. la Baronne de Lerchenfeld Suslach, née Comtesse d’Haslang
Mr. le Baron Joseph de Leyden, Cons. Int. de S.A.E. de Baviére, &son Envoyé aux Cours Electorales du Rhin.
J. Leypold, à Strasbourg.
V. Lienau, Negociant à Bourdeaux.
Phil. Jac. Lobstein, à Strasbourg.
2. Francesco Locatelli, Libraire à Bergame.
de Lochmann, à Zuric, Commandeur de l’Ordre du Merit. milit. &Maréchal de Camp es Armées de Sa. M.T. Cr.
S.A. S. MGR. LE PRINCE CHARLES DE MEKLENBOURG-STRELIZ.
3. Mrs. Maldovall, Gentilhomme Anglais.
Leonardi Marini, Peintre, à Turin.
de Martines, Lieutenant de Marine.
le Capitaine de Marval, de l’Ordre du Merite mil. à Neufchâtel.
le Major de Mavelave, Gouverneur de Mgrs les Princes de Wirtemb.
de Mechel, Graveur, à Bâle.
Henri Meister de Zuric, à Paris.
Mad. la Générale de May, née Morlot, à Berne.
Mey, de Romain motiers à Berne.
Meyer, Seigneur Bourguemaitre de la Republ. de Schafhouse.
4. Felix Meyer, a Winterthour.
J. Gasp. Meyer, à Zuric.
Paul Meyer, Apothicaire, à Zuric.
Mlle Meiners, à Middelbourg.
Mingard, Ministre, à Lausanne.
S. Moliere, à la Haye.
Francés de Montval, à Paris.
le Comte de Moreton Chabrillan. Cap. au Reg. de Conti Cavalerie.
Fr. Louis Morlot, Collonel, Baillif de Biberstein, à Berne.
4. le Chevalier Charles Morris, Anglois.
Moultou, à Geneve.
Charles Gottlob Muller, à Leipzig.
Fr. Müller, Ministre, à Zuric.
J. Henri de Muralt, Negociant, à Zuric.
Mad. Necker, à Paris.
Mad. la Duchesse de Northumberland, à Paris.
Neuviller, à Lyon.
3. S.A. S. MGR. LE PRINCE D’ORANGE ET DE NASSAU, STADHOUDER HERED. DES PROVINCES UNIES&c.
S.A. R. MAD. LA PRINCESSE D’ORANGE ET DE NASSAU,&c.
Mad. Ochs, à Bâle.
Mrs. Orell, Conseiller d’Etat, à Zuric.
2. Orell, chargé des affaires de France, à Zuric.
100. Orell, Gessner, Fuesslin&Comp. Libraires à Zuric.
2. Osterwald, à Neufchâtel.
J. Gasp. Ott, Tribun, à Zuric.
S.A.S. L’ELECTEUR PALATIN.
Mrs. van de Perre, Conseiller de la Cour de Flandres.
Perenot, Conseiller&Intendant de S.A.S. Mgr. le Prince Stadhouder à Calembourg.
le Comte de Pertingue, Reformateur à l’Université Royale de Turin.
J.R. Pestalozza, Fils, à Zuric.
Peyer, Capitaine&Directeur des Postes, à Schafhousen.
de Pikamilh de Cazenove, Secretaire d’Ambassade, à Soleure.
le Baron de Poellnitz, Seigneur de Montrichet.
Mad. la Barone de Poellnitz de Montrichet.
le Comte G. Francesco Ponzoni, à Cremone.
Prevost, Avocat, à Geneve.
Prieur, à Paris.
Henri Rahn, Baillif, à Zuric.
J.C. Rahn, Docteur en Médecine, à Zuric.
Mad. la Baronne de Reding d’Emishofen, à Lucerne.
Mad. la Baronne Auguste de Reizenstein, à Munic.
Albert Revelli, à Turin.
6. Rey, Libraire à Amsterdam.
André Rigaud, à Geneve.
Jaques Rignon, à Turin.
Rilliet, Avocat, à Geneve.
Mrs. J.L. Robillard, à Geneve.
le Baron de la Roche, Cons. int. de S.A.S. Mgr. l’Electeur de Tréves, à Coblence.
Rodt, Baillif de St. Jean, à Berne.
Roël, Gentilhomme Hollandois.
le Comte Charles Romilli, à Bergame.
Roosmale, Cons. de la Cour provinciale de Justice, à Utrecht.
Rottmanner, Licencié en droit, à Munic.
Mlle de Roussillon, Dame d’Honneur de S.A.S. Mad. la Duchesse douariere de Deuxponts, à Kayserslauter.
le Baron de Rouwenoort, Seigneur de Lange, du Corps des Nobles de la Prov. de Gueldres&c.&c.
S.A. R. MGR. LE PRINCE DE SAXE, ELECTEUR DE TREVES.
S.A. R. MAD. LA PRINCESSE CUNIGUNDE DE SAXE.
Mrs. Saillant&Nyon, Libraires à Paris.
le Comte de Saluçes, des Ecuyers de S.A.R. le Pr. de Piemont, à Turin.
Frédric Rod. Salzmann à Strasbourg.
de Saussure, Professeur, à Geneve.
de Schachmann, à Leipzig.
Scherb, Syndic de la Nation Suisse, à Lyon.
Scherer, de St. Gall, à Lyon.
Daniel Scherer, à Lyon.
Henri Schinz, Ministre du St. Ev. à Altstetten, de Zuric.
J.H. Schinz, à Zuric.
Schinz, Doct. en Med., à Zuric.
J. Jaques Schmalzer, Négociant à Mulhouse.
3. Schoonhoven&Compagnie, Libraires à Utrecht.
6. Schramm&Kerstens, à Hambourg.
Leonard Schulthess, Negociant, à Zuric.
Schulthess de Zuric, Ministre du St. Ev. à Neufchâtel.
Mrs. J. Henri Schulthess, Negociant, à Zuric.
Schumacher, Cons. de Conference, à Copenhague.
Ange Scozia, Comte de Pin. à Turin.
Perponcher de Sedlnitzki, Conseiller de la Ville d’Utrecht.
le Comte Max. de Seinsheim, Chambellan, à Munic.
Mad. la Comtesse de Seinsheim, née Comtesse de Hoeneck, à Munic.
le Baron de Serviete, Page du Roi, à Paris.
de Singedonck, Major de Cavalerie, au Serv. de L.L.H.H.P.P.
2. la Societé Typographique à Berne.
MAD. LA PRINCESSE DE SOUBIZE.
W.D. Soulzer, Chanceiller, à Winterthour.
J. Jaques Spielmann, à Strasbourg.
Bartelemi Spindler, de St. Gall.
Lord Comte de Stanhope.
Steinbruchel, Professeur, à Zuric.
Henri Steiner&Comp. à Winterthour.
Stokar de Neuforn, Directeur des Postes, à Schafhousen.
Stokar de Neuforn, Docteur en Med. à Schafhousen.
Sturler, Baillif de Fraubrounnen, a Berne.
Jean Strange, Chevalier, à Londres.
Amadé Suaier, à Venise.
Suitzer, Colonel de Bovanas, de Bâle.
le Comte de Tattenbach, gr. Maréchal de la Cour de Baviére,
de Teuber, à Leipzic.
Thibaut, à Middelbourg.
Im Thourn, Seign. de Gyrsberg, à Schafhousen.
J.H. Tobler, à Zuric.
45. Jaques Tolmetta. de Cosmopoli.
le Comte Ant. de Thöring Seefeld, à Munic.
Mrs. le Comte Max. de Thöring Seefeld, à Munic.
2. le Baron Torck, Seign, de Roosendaal&c. Deputé ordin. des Etats gen. des Prov. unies, gr. Baillif de Mastricht
Mad. la Baronne Torck, Dame de Roosendaal, née Baronne de Roode, de Heckeren&c.
Pl. Ph. Torras, à Geneve.
S.A. S. MAD. LA PRINCESSE THERESE DE LA TOUR ET TAXIS, CHANOINESSE DE THORN.
le Comte de Tracy, Capit. de Caval. a la Suite des Reg. de Bourgogne.
Tronchin, ancien Procureur Général, à Geneve.
J. Tronchin, ancien Conseiller d’Etat, à Geneve.
Mad. Chambellane de Trützschler, née Pflug, à Dresde.
Tschifféli, à Berne.
le Baron de Tschoudy, Chevalier de plus. ordres, Brigadier, Gr. Major des Gardes Suisses de Sa Mayesté Sicilienne.
Turretini, ancien Syndic, à Geneve.
J. Alph. Turretini, à Geneve.
Turretini, Avocat, à Geneve.
le Chevalier Ant. Valisnieri, Prof. d’Hist. Nat. à Padoue.
Mad. la Duchesse de la Valliére.
Mad. de Vermenoux, à Paris.
Mesdemoiselles Marie Ester,&Louise Vernezobre, à Hambourg.
2. Vernezobre le Jeune, Negociant, à Hambourg.
Veron, Receveur gen. des Finances, à Paris.
de Vige, à Strasbourg.
le Comte Abbé Vigodarzere, à Padoue.
de Villebon, Controlleur des Domaines, à Paris.
van Visvliet, Electeur à Middelbourg.
Samuel Vogel, Négociant à Mulhousen.
l’Abbé de Vogué, Agent gen. du Clergé de France, à Paris.
Mrs. de Voltaire.
J.M. Usteri au Neuenhof, Negociant a Zuric.
J. Martin Usteri, à Zuric.
Usteri, Professeur, à Zuric.
Paul Usteri, Négociant à Zuric.
S.A. S. MGR. LE PRINCE REGN. DE WALDECK.
Mrs. le Baron de Waldner, Présid. de la Nobl. immed. de l’Empire d District d’Ortenau.
Waser, Docteur en Med. à Zuric.
Alex. Louis de Watteville, anç. Baillis de Nidau, à Berne.
20. Jean Martin Weber, Libraire, à Leipzig.
2. Daniel Wegelin, Professeur, à St. Galle.
Christofle Wegelin, Negociant à Francfort sur le Main.
le Général de Weifs de Molans, à Berne.
David de Weifs de Zuric., Baillif à Kyburg.
Jean Conrad de Weifs, à Zuric.
J. George Weifs, à Lausanne.
J. Gasp. Werdmuller, Tribun, à Zuric.
J. Rod. Werdmuller, Conseiller d’Etat, à Zuric.
Wetzel, Cons. de S.A.S. Mgr. le Margr. de Brandenb. Ansp.&Bareith le Comte François de Whal, Chambellan, Conseiller Int. de SA F de Baviére&Son Envoyé extraord. à la Cour, Imp. de Wienne.
Th. Whittle, à Geneve.
Wieland.
le Conseiller Wildermet, à Bienne.
J. George Wille, Graveur du Roy, à Paris,
Zellweguer, à Troguen.
Ziegler de Neuforn, Docteur en Médécine, à Schafhousen
Ziegler, au Nom de la Société des Amis, à Schafhousen.


Les deux Amis de Bourbonne.
Table des matières
IL y avait ici deux hommes qu’on pourrait appeller les Oreste&Pylade de Bourbonne. L’un se nommait Olivier&l’autre Félix. Ils étaient nés le même jour, dans la même maison&de deux sœurs; ils avaient étés nourris du même lait; car l’une des meres étant morte en couche l’autre se chargea des deux enfans. Ils avaient été élevés ensemble; Ils étaient toujours séparés des autres; ils s’aimaient comme on existe, comme on vit sans s’en douter; ils le sentaient à tout moment,& ils ne se l’étaient peut être jamais dit. Olivier avait une fois sauvé la vie à Félix qui se piquait d’être grand nageur,&qui avait sailli à se noyer. Ils ne s’en souvenaient ni l’un ni l’autre. Cent sois Félix avait tiré Olivier des avantures facheuses où son caractere impétueux l’avait engagé,&jamais celui-ci n’avait songé à l’en remercier; ils s’en retournaient ensemble à la maison sans se parler, ou en se parlant d’autre chose.
Lors qu’on tira pour la milice, le billet fatal étant tombé sur Félix, Olivier dit: L’autre est pour moi. Ils firent leurs temps de service, ils revinrent au pays: Plus chers l’un à l’autre qu’ils ne l’étaient encore auparavant, c’est ce que je ne saurais vous assurer: Car, petit frere, si les bienfaits reciproques cimentent les amitiés réfléchies, peutêtre ne font-ils rien à celles que j’appellerais volontiers des amitiés animales&domestiques. A l’armée, dans une rencontre, Olivier étant menacé d’avoir la tête fendue d’un coup de sabre, Félix se mit machinalement au devant du coup&en resta balafré: On prétend qu’il étoit fier de cette blessure; pour moi je n’en crois rien. A Hastenbeck Olivier avoit retiré Félix d’entre la foule des morts où il étoit demeuré. Quand on les interrogeait, ils parlaient quelque fois des secours qu’ils avaient reçus l’un de l’autre, jamais de ceux qu’ils avaient rendus l’un à l’autre. Olivier disait de Félix, Félix disait d’Olivier; mais ils ne se louaient pas. Au bout de quelque tems de séjour au pays, ils aimerent;&le hazard voulut que ce fût la même fille. Il n’y eut entre eux aucune rivalité; le premier qui s’apperçut de la passion de son ami se retira. Ce fut Félix. Olivier épousa;&Félix, dégouté de la vie sans s’appercevoir pourquoi, se précipita dans toutes fortes de métiers dangereux: Le dernier fut de se faire contrebandier. Vous n’ignoréz pas, petit frere, qu’il y a quatre Tribunaux en France, Caen, Rheims, Valence &Toulouse, où les contrebandiers font jugés;&que le plus severe des quatre c’est celui de Rheims où préside un nommé Talbot, l’ame la plus féroce que la nature ait encore formée. Félix fut pris les armes à la main, conduit devant le terrible Talbot,&condamné à mort, comme cinq-cent autres qui l’avaient précédé. Olivier apprit le fort de Félix. Une nuit il se leve d’à côté de sa femme,&fans lui rien dire il s’en va à Rheims. Il s’adresse au juge Talbot, il se jette à ses pieds,&lui demande la grace de voir&d’embrasser Félix. Talbot te regarde, se tait un moment,&lui fait signe de s’asseoir. Olivier s’assied. Au bout d’une demie heure Talbot tire sa montre&dit à Olivier: Si tu veux voir&embrasser ton ami vivant, dépêche toi; il est en chemin;& si ma montre va bien, avant qu’il soit dix minutes il sera pendu. Olivier transporté de fureur se leve, décharge sur la nuque du col au juge Talbot un énorme coup de bâton, dont il l’étend presque mort; court vers la place, arrive, crie, frappe le bourreau, frappe les gens de la justice, souleve la populace indignée de ces exécutions. Les pierres volent, Félix délivré s’enfuit: Olivier songe a son salut; mais un soldat de maréchaussée lui avait percé les flancs d’un coup de bayonnette, sans qu’il s’en fut apperçu. Il gagna la porte de la ville; mais il ne put aller plus loin: Des voituriers charitables le jetterent sur leur charette,&le déposerent à la porte de sa maison, un moment avant qu’il expirât. Il n’eut que le temps de dire à sa femme: Femme, approche, que je t’embrasse; je me meurs, mais le Balafré est sauvé.
Un soir que nous allions à la promenade selon notre usage, nous vimes au devant d’une chaumiere une grande femme debout avec quatre petits enfans à ses pieds; sa contenance triste&ferme attira notre attention,¬re attention fixa la sienne. Après un moment de silence elle nous dit: Voilà quatre petits enfans; je suis leur mere &je n’ai plus de mari. Cette maniere haute de solliciter la commisération était bien faite pour nous toucher. Nous lui offrimes nos secours qu’elle accepta avec honnêteté. C’est à cette occasion que nous avons appris l’histoire de son mari Olivier&de Félix son ami. Nous avons parlé d’elle,&j’espere que notre recommandation ne lui aura pas été inutile. Vous voyez petit frere, que la grandeur d’ame&les hautes qualités sont de toutes les conditions&de tous les pays; que tel meurt obscur, à qui il n’a manqué qu’un autre théatre,&qu’on peut trouver deux amis, ou dans une chaumiere ou chéz les Troquois.
Vous avez desiré, petit frere, de savoir ce qu’est devenu Félix; c’est une curiosité si simple&le motif en est si louable que nous nous sommes un peu reproché de ne l’avoir pas eue. Pour reparer cette faute, nous avons pensé d’abord à Mr. Papin, Docteur en Théologie&curé de Sainte Marie à Bourbonne: Mais maman s’est ravisée,& nous avons donné la préférence au Subdélégué Aubert, qui est un bon homme, bien rond,&qui nous a envoyé le recit suivant sur la vérité duquel vous pouvez compter.
„ Le nommé Félix vit encore. Echapé des mains de la justice de Rheims, il se jetta dans les forêts de la province, dont il avait appris à connaitre les tours&les détours pendant qu’il faisait la contrebande, cherchant à s’approcher peu à peu de la demeure d’Olivier dont il ignorait le sort.
„ Il y avait au fond d’un bois où vous vous êtes promenée quelquefois, un charbonnier dont la cabane servait d’asyle à ces fortes des gens; c’était aussi l’entrepôt de leurs marchandises&de leurs armes: Ce fut la que Félix se rendit, non sans avoir couru le danger de tomber dans les embuches de la Maréchausfée qui le suivait à la piste. Quelques uns de ses associés y avaient apporté la nouvelle de son emprisonnement à Rheims;&le charbonnier&la charbonniere le croyaient justicié, lors qu’il leur àpparut.
„ Je vais vous raconter la choie comme je la tiens de la charbonniere qui est décédée il n’y a pas longtemps.
„ Ce surent ses enfans, en rodant autour de la cabane, qui le virent les premiers. Tandis qu’il s’arrêtait à caresser le plus jeune dont il était le parein, les autres entrerent dans la cabane, en criant Félix! Félix! Le pere&la mere sortirent, en répétant le même cri de joie: Mais ce misérable était si harrassé de fatigue&de besoin, qu’il n’eut pas la force de répondre,&qu’il tomba presque défaillant entre leurs bras.
„ Ces bonnes gens le secoururent de ce qu’ils avaient; lui donnerent du pain, du vin, quelques legumes: Il mangea&s’endormit.
„ A son réveil son premier mot fut Olivier! Enfans, ne savez vous rien d’Olivier? Non, lui repondirent-ils. l leur racconta l’avanture de Rheims; il passa la nuit &le jour suivant avec eux. Il soupirait, il prononçait le nom d’Olivier; il le croyait dans les prisons de Rheims; il voulait y aller; il voulait aller mourir avec lui;&ce ne fut pas fans peine que le charbonnier&la charbonniere le détournerent de ce dessein.
„ Sur le milieu de la seconde nuit il prit un fusil, il mit un sabre sous son bras,&s’adressant à voix basse au charbonnier.... Charbonnier!–Felix!–Prends ta cognée&marchons.–Où?–Belle demande! chez Olivier.–Ils vont. Mais tout en sortant de la forêt, les voilà enveloppés d’un détachement de maréchaussée.
„ Je m’en rapporte à ce que m’en a dit la charbonniere, mais il est inoui. Que deux hommes à pied aient pu tenir contre une vingtaine d’hommes à cheval: Apparemment que ceux-ci étaient épars,&qu’ils voulaient se saisir de leur proie en vie. Quoi qu’il en soit l’action fut très chaude; il y eut cinq chevaux d’estropiés &sept cavaliers de hachés ou sabrés. Le pauvre charbonnier resta mort sur la place d’un coup de feu à la tempe; Félix regagna la forêt,&comme il est d’une agilité incroyable, il courait d’un endroit à l’autre; en courant il chargeait son fusil, tirait, donnait un coup de sifflet. Ces coups de sifflet, ces coups de fusils donnés, tirés à dissérens intervalles&de différens côtés, firent craindre aux cavaliers de Maréchaussée qu’il n’y eut là une horde de contrebandiers,&il se retirerent en diligence.
„ Lorsque Félix les vit éloignés, il revint sur le champ de bataille; il mit le cadavre du charbonnier sur ses épaules,&reprit le chemin de la cabane où la charbonniere&ses enfans dormaient encore. Il s’arrête à la porte, il étend le cadavre à ses pieds,&s’assied le dos appuyé contre un arbre&le visage tourné vers l’entrée de la cabane. Voilà le spectacle qui attendait la charbonniere au sortir de sa baraque.
„ Elle s’éveille, elle ne trouve point son mari à côté d’elle; elle cherche des yeux Félix; point de Félix. Elle se leve, elle sort, elle voit, elle crie, elle tombe à la renverse. Ses enfans accourent, ils voient, ils crient; ils se roulent sur leur pere, ils se roulent sur leur mere. La charbonniere, rappellée à elle-même par le tumulte &les cris de ses enfans, s’arrache les cheveux, se déchire les joues; Félix immobile au pied de son arbre, les yeux fermés, la tête renversée en arriere, leur disait d’une voix éteinte: Tuez-moi. Il se faisait un moment de silence; ensuite la douleur&les cris reprenaient,& Félix leur redisait: Tuez-moi; enfans par pitié tuez-moi.
„ Ils passerent ainsi trois jours&trois nuits à se désoler; la quatrieme Félix dit à la charbonniere; Femme, prends ton bissac, mets-y du pain,&suis moi. Après un long circuit à travers nos montagnes&nos forêts ils arriveront à la maison d’Olivier qui est située, comme vous savez, à l’extrêmité du bourg, à l’endroit ou la voie se partage en deux routes, dont l’une conduit en Franche-Comté&l’autre en Lorraine.
„ C’est là que Félix va apprendre la mort d’Olivier &se trouver entre les veuves de deux hommes massacrés à son sujet. Il entre&dit brusquement à la femme Olivier: Où est Olivier? Au silence de cette femme, à son vêtement, à ses pleurs, il comprit qu’Olivier n’était plus. Il se trouva mal; il tomba& se fendit la tête contre la huche à pétrir le pain. Les deux veuves le relevent; son sang coulait sur elles, &, tandis qu’elles s’occupaient à l’étancher avec leurs tabliers, il leur disait: Et vous êtes leurs femmes, &vous me secourez! Puis il défaillait, puis il revenait&disait en soupirant: Que ne me laissait-il? Pourquoi s’en venir à Rheims? Pourquoi l’y laisser venir?– Puis sa tête se perdait; il entrait en fureur, il se roulait a terre&déchirait ses vêtemens. Dans un de ces accès il tira son sabre,&il allait s’en frapper; mais les deux femmes se jetterent sur lui, crierent au secours; les voisins accoururent: On le lia avec des cordes,& il fut saigné sept à huit sois, sa fureur tomba avec l’épuisement de ses forces,&il resta comme mort pendant trois ou quatre jours, au bout desquels la raison lui revint. Dans le premier moment il tourna ses yeux autour de lui, comme un homme qui sort d’un profond sommeil,&il dit: Où suis-je? Femmes, qui êtes vous? La charbonniere lui repondit: je suis la charbonniere. Il reprit: Ah! Oui la charbonniere..... Et vous?.... La femme d’Olivier se tut. Alors il se mit à pleurer; il se tourna du côté de la muraille,&dit en sanglotant: je suis chez Olivier.... Ce lit est celui d’Olivier..... Et cette femme qui est là, c’était la sienne! Ah!