Read the book: «Notice historique et descriptive sur la galerie d'Apollon au Louvre»

Font::

Charles-Philippe de Chennevières-Pointel

Notice historique et descriptive sur la galerie d'Apollon au Louvre


Publié par Good Press, 2022

goodpress@okpublishing.info

EAN 4064066331955

Table des matières

NOTICE SUR LA GALERIE D ’APOLLON

I La première Galerie, dite Galerie des peintures.

II L’incendie de1661.

III Charles Lebrun chargé de la décoration de la Galerie nouvelle.

IV Description de la Galerie d’Apollon.

V Distribution des travaux.

VI. La galerie d’Apollon, depuis les dernières années de Louis XIV jusqu’au règne de Charles X.

VII. La galerie d’Apollon sous le dernier règne.

VIII. Restauration et achèvement de la galerie d’Apollon.

PIÈCES JUSTIFICATIVES.

NOTICE

HISTORIQUE ET DESCRIPTIVE

SUR LA

GALERIE D’APOLLON

AU LOUVRE

Par PH. DE CHENNEVIÈRES

Prix: 75centimes.

PARIS

PILLET FILS AINÉ, IMPRIMEUR-LIBRAIRE,

RUE DES GRANDS-AUGUSTINS, 5.

1851

NOTICE
SUR
LA GALERIE D’APOLLON

Table des matières

«Depuis longtemps la galerie d’Apollon menaçait ruine de toutes parts; les ornements en plâtre se détachaient, et les peintures, altérées par l’humidité, étaient méconnaissables. Tout cet ensemble exigeait une grande réparation. Enfin, en1826, sous le ministère de M. le duc de Doudeauville et l’administration de M. le vicomte de La Rochefoucauld, elle fut décidée; il ne s’agissait de rien moins que de reprendre en son entier le berceau de la voûte en bois, qui est dans le plus mauvais état, et de conserver, autant que possible, tout ce qui, dans les ornements de cette galerie, mérite d’être respecté. M. Fontaine a déjà, pour obtenir ce résultat, fait toutes les dispositions nécessaires: toutes les parties de l’architecture sont étayées; un échafaudage habilement combiné soutient de tous côtés la voûte et la maintient, afin de pouvoir en opérer la restauration par la partie extérieure; enfin tout annonce que, si, pendant quelque temps, on prive de la galerie d’Apollon le public, ce n’est que pour la lui rendre entièrement et solidement réparée et plus belle qu’elle n’a jamais été.»

Voilà ce qu’imprimait, il y a dix ans, M. le comte de Clarac (Musée de sculpture antique et moderne, tome1er, p.586-7); ces deux dernières années ont vu utiliser enfin les échafaudages de M. Fontaine, et se réaliser les souhaits et les promesses de l’ancien conservateur des sculptures du Louvre, avec plus de bonheur qu’il n’eût osé l’espérer peut-être.

Le5juin1851, jour mémorable dans l’histoire du Louvre et de ses collections, la réouverture de la galerie d’Apollon a été, en même temps que les deux salons décorés par M. Duban et reliés par elle, inaugurée par M. le Président de la république, assisté de M. le vice-président, des membres du ministère, du préfet de la Seine et d’un grand nombre de représentants. M. le comte de Nieuwer-kerke, directeur général des Musées nationaux, avait, au nom de M. Léon Faucher, ministre de l’intérieur, convié à cette solennité tous les grands corps de l’Etat et toutes les illustrations de Paris.

Le passage du cortège par la galerie d’Apollon a été le début, et peut-être le plus grand étonnement de cette fête du Louvre. Toute une génération déjà mûre avait grandi sans se souvenir, sans se douter même de l’existence réelle de cette galerie, où se déploya le premier feu du génie décoratif de Lebrun, et où s’échauffèrent les premiers instincts de la magnificence de Louis XIV. Nous ne connaissions, pour la plupart, de la galerie d’Apollon, qu’une forêt de honteux échafaudages, et nos pères n’en avaient connu que les merveilles misérablement délabrées. Il était réservé à notre temps de faire tomber les odieuses charpentes, qui nous voilaient, en paraissant la condamner, l’une des plus belles pages, la plus parfaite peut-être, de l’art du grand siècle; il était réservé à notre temps, non pas seulement de raviver des splendeurs presque entièrement effacées, mais de compléter la pensée et d’écrire le dernier mot d’un magnifique poëme de peinture, de dorure et de sculpture, dont toutes les parties avaient été clairement indiquées par le grand peintre qui l’avait conçu, mais que lui-même et deux siècles après lui n’avaient pu mener à terme.

Par une étrange suite d’appropriations intérieures, le grand roi Louis XIV, à qui le Louvre appartient à plus de titres encore qu’à son père et à son aïeul, Louis XIV n’avait plus, dans l’intérieur du Louvre, une seule trace de ces éclatants travaux, par lesquels il avait préparé ses légions d’artistes, peintres, sculpteurs, ébénistes, tapissiers, dessinateurs d’ornements, orfèvres, stuccateurs, aux gigantesques somptuosités de Versailles. Louis XIV n’était plus dans le Louvre; pas une boiserie, pas un plafond, qui dît son nom à l’étranger, dans ce palais, qui lui devait sa fameuse colonnade et les trois côtés, qui en font le plus régulier et le plus accompli palais de l’Europe.

Mais enfin la galerie d’Apollon nous est rendue, plus belle qu’elle n’a jamais été; c’est par ce monument du plus glorieux temps de la France, que les visiteurs, accourus du monde entier vers ce panthéon du Louvre, voué désormais au génie, seront introduits dans le sanctuaire de nos plus précieuses richesses nationales. Ainsi la galerie d’Apollon aura eu cette singulière destinée d’offrir, à deux époques, par deux décorations successives, l’échantillon le plus complet de notre art français, de même que le Louvre, par la colonnade de Claude Perrault et la façade de Pierre Lescot, présente deux des types les plus capitaux de notre architecture.

Jamais monument n’a réuni l’effort de plus d’artistes renommés que cette coquette galerie; jamais achèvement d’édifice ne fut plus long, plus traversé, plus dispen dieux, plus hâté, plus abandonné, frappé de plus d’accidents, menacé de plus immédiate destruction, résolu à plus de reprises; jamais appartement ne fut voué à des usages plus divers, livré à des hôtes plus disparates, et définitivement restauré avec plus de science et de goût. On comprendra que pour tant de raisons la tentation nous ait été grande d’entreprendre sa monographie.

I
La première Galerie, dite Galerie des peintures.

Table des matières

L’histoire du premier état de la petite galerie du Louvre se trouve par bonheur longuement racontée par l’abondant et minutieux Sauval. Il n’en faut point chercher ailleurs une plus patiente description ni un aussi complaisant récit:

La petite Gallerie fut commencée sous Charles IX et achevée sous Henri IV par Chambiche, jusqu’au premier étage, qu’il couvrit d’une platte-forme ou terrasse, où Charles IX alloit prendre l’air. Fournier et Plain bâtirent le second étage sous Henri IV, que du Breul, Bunel et Porbus enrichirent de peintures. Cet édifice règne en équière depuis le gros pavillon du Louvre jusqu’au quai de l’Ecole, sur le bord de la Seine. L’une de ses faces n’est pas fort régulière. L’autre, composée d’assises de pierres et de marbre noir et jaspé, est si embarrassée de bas-reliefs, de rondes bosses, d’ornemens fort délicats et d’incrustations de marbre blanc, noir, jaspé et de toutes sortes de couleurs, qu’on ne sauroit bien représenter la variété mal concertée de telles bigarures. Le milieu de cette face est orné de haut en bas de quelque sculpture de Barthelemi. Les gens du métier disent qu’il n’a jamais rien fait de si bien, et estiment entre autres à la porte deux Renommées, couchées sur les reins de son arcade, et deux Anges qu’il a élevés au dessus près de la dernière corniche.

Pour éclairer le nouvel appartement de la reine on a ruiné deux figures de captifs, de la main de Pierre Biart, le Praxitelle de son tems. Elles m’ont paru si accomplies, qu’il faut que je les décrive, afin que la postérité sache la perte que nous avons faite. Ces Captifs étoient couchés à leur séant et courbés avec un abandonnement fort naturel, et qui marquait bien l’excès de leur affliction. Leurs corps pendoient à leurs mains garotées et atachées par derrière. Leurs yeux étoient flétris et colés contre leurs genoux. La tête leur tomboit sur l’estomac, mais si appesantie de tristesse qu’elle entraînoit le reste du corps par son poids; un talon et une jambe sembloient venir au secours d’un abattement si extraordinaire, avec si peu de fermeté pourtant, qu’il étoit aisé de juger que cela se faisoit plutôt par quelque instinct de nature que par aucun soin que ces pauvres malheureux prissent de prolonger leurs vies plus longtems. En un mot, on ne pouvoit pas voir une tristesse, ni mieux conçue, ni exprimée plus naïvement, ni un renversement de corps plus désespéré par tout le corps. L’anatomie étoit si bien entendue, particulièrement sur les épaules et sur le ventre, couvert de quantité de plis écrasés, qu’on y remarquait toutes ces différentes passions que la nature donne à ceux qui sont véritablement affligés. Enfin ces captifs, dans la posture où Biart les avoient mis, disoient plus de choses par leur contenance muette qu’ils n’auroient fait dans une harangue longue et étudiée.

Le premier étage de cette gallerie est occupé par le nouvel appartement de la Reine Régente, et le second par une Gallerie qui ne le cède en régularité et en ordonnance à pas une du royaume ni peut-être du monde. Sa longueur, sa largeur et son élévation ne sont pas moins bien symmétrisées que compassées. Elle porte trente toises de long et vingt-huit pieds de large. Le jour y entre par vingt-une grandes croisées. Ses trumeaux sont remplis de portraits de quelques-uns de nos Rois, aussi bien que de nos Reines, et son plafond est divisé en plusieurs compartiments de grandeur et de forme différentes; de plus éclairés par douze grandes croisées, et enfin distribués et compassés avec beaucoup d’esprit, par rapport à la grandeur du lieu qu’ils occupent. Du Breul mourut peu de tems après avoir commencé; mais Bunel l’a continué, l’acheva et s’attacha le plus pontuellement qu’il put à l’intention de son devancier.

On se plaint, au reste, que les tableaux de ce plafond ne fassent point ensemble une suite d’histoire, et qu’ils n’ayent aucune affinité avec ceux des trumeaux. Quoique ce soit une faute assés ordinaire, on voudroit ne la point voir dans cette Gallerie. C’est le seul défaut que les critiques y remarquent et qu’on pourroit excuser en quelque façon, puisque les Héros de quelques-unes de ces histoires sont représentés sous le visage de Henri IV. Quoi qu’il en soit, les Héros déguisés dans la voûte, aussi bien que les portraits de nos Rois et de nos Reines, avec ceux de leurs Courtisans et de leurs Dames, peints de côté et d’autre, rendent l’ordonnance de cette Gallerie appro chant de celle que les Romains observoient dans leurs pratiques, et que Vitruve appelle Megalographie; puisque c’est toujours l’histoire de son payis qu’il faut représenter dans ces sortes d’appartements. Auguste fit embellir son portique des statues de ceux qui avoient bien servi la République; et se vantoit, dit Suetone, d’être l’inventeur de cette sorte de décoration. Caracalla, dans son grand portique, fit peindre les triomphes de son père: et les statues dont Severe environna la place de Trajan étoient toutes des plus illustres hommes de l’empire romain.

Les portraits des Rois et des Reines que j’ai dit occuper les intervalles d’une croisée à l’autre, sont grands comme nature, et représentés avec des habits et des gestes proportionnés à leur génie. Les Rois sont placés à main droite; et vis-à-vis, de l’autre côté, les Reines qu’ils ont eu pour compagnes. Et tous ces portraits, tant des uns que des autres, sont entourés de têtes; mais des seigneurs seulement ou des dames les plus considérables de leur cour, soit par leur naissance ou par leur beauté, soit par leur esprit et leur humeur complaisante. Comme tous ces portraits sont vrais, il n’y a que la plupart des rois et des reines qui ont régné en France depuis saint Louis jusqu’à Henri IV.

Ces portraits sont partis de la main de trois per sonnes. Porbus a fait celui de Marie de Médicis, qui passe pour un des plus achevés que nous ayons de lui, et même le meilleur de cette Gallerie. En effet les vêtemens en sont si vrais, les diamans dont il les a brodés sont si brillans, et les perles si naturelles; la tête de la reine si noble, ses mains si belles et si finies, qu’il ne se peut rien voir de plus charmant: et quoique l’azur fût alors fort cher, ce Peintre neanmoins l’a répandu avec tant de prodigalité sur cette figure, qu’il y en a pour six-vingts écus.

Tous les autres portraits sont de la main ou du dessein de Bunel. Il peignit d’après le naturel ceux des per sonnes qui vivoient de son tems. Pour deterrer les autres, il voyagea par tout le royaume, et prit les stucs des cabinets, des vitres, des chapelles et des églises, où ils avoient été peints de leur vivant. Il fut si heureux dans sa recherche, que dans cette Gallerie il n’y a pas un seul portrait de son invention, et que par le visage et l’attitude, tant des hommes que des femmes qu’il y a représentés, on juge aisement de leur genie et de leur caractere. Sa femme le seconda bien dans son entreprise. Comme elle excelloit à faire les portraits des personnes de son sexe, ceux des Reines et des autres dames pour la plupart sont de sa main et du dessein de son mari.

Les Rois sont vêtus assés simplement, et le tout à la mode de leur tems, et conformement à leur âge. Les Reines ont leurs habits de pompe et de parade; si bien qu’avec ces vêtemens differens et bizarres, qui faisoient sans doute la principale partie de la galanterie et de la propreté de leur cour, ils nous paroissent si ridicules, qu’on ne peut s’empêcher de rire.

Les histoires qui remplissent la voûte que Bunel et du Breul ont peinte, sont tirées des Metamorphoses et de l’Ancien Testament. Du Breul n’etoit pas bon coloriste, et d’ordinaire ne faisoit que des cartons; mais en recompense il etoit si grand dessinateur, que Claude Vignon Peintre, a vendu à Rome de ses desseins à François Bracianze excellent sculpteur, que celui-ci prenoit pour être de Michel Ange. De cinq ou six histoires de lui que l’on admire dans cette voûte, on ne croit pas qu’il y en ait aucune de sa main. La Gigantomachie, dont les curieux et les peintres font tant de récit, est d’Artus Flamand et de Bunel. Les autres ont été exécutés en partie par eux, en partie par leurs éleves. Elles paroissent si accomplies aux yeux de ceux qui s’y connoissent, que je suis obligé de décrire en deux mots, tant la Gigantomachie, que les Fables de Pan et de Syringue, de Jupiter et de Danaë, de Persée, d’Andromede et de Méduse.

Persée de sa main gauche tenant la tête hideuse et épouvantable de Méduse, et de plus le pied droit appuyé sur son corps, qu’il vient de terrasser et priver de vie, représente admirablement par cette attitude la force et le courage que les Poëtes donnent à ce Héros.

Le Monstre marin qui se présente pour engloutir Andromede, irrite sa rage par les battemens de sa queue, et remplit de terreur les ames les plus intrepides. De son côté, Persée s’avance à grande hâte pour le combattre. Andromede paroit dans un etat à donner de l’Amour et de la pitié tout ensemble aux plus insensibles. Cette innocente beauté tâche à cacher de sa jambe droite la partie de son corps, que ses ennemis pour l’assouvissement de leur jalousie lui avoient honteusement découverte. Elle regarde son liberateur avec zèle et avec pudeur, et pourtant fait lire sur son visage que sa peur est plus grande que son esperance.

La langueur des yeux mourans de la belle Danaë, l’assiette incertaine de sa belle tête, et toutes ces autres manieres qui se remarquent aux personnes que l’amour tyrannise, font bien voir qu’elle languit dans l’attente de son adorateur

Le dieu Pan, avec sa laideur ordinaire, et couronné d’un grand bouquet de cornes, employe toute son industrie et toutes ses forces pour enlever la belle Syringue. Cette nymphe au contraire se roidit tant qu’elle peut contre les efforts de ce vieux bouquin, et tâche à profiter de l’occasion pour se glisser et s’enveloper dans une forêt de roseaux.

La Gigantomachie, qui fait un des principaux compartimens de la voûte et même le plus beau, nous figure un combat rude et opiniâtré. L’air y est tout en feu. On ne voit que foudres et tonneres qui eclatent de toutes parts. Tout le lieu est embarassé et obscurci de montagnes et de rochers qu’on veut entasser les uns sur les autres. La crainte et la hardiesse, la témérité et le courage s’y font remarquer. La mort même s’y montre sous toutes sortes de visages. Mais il n’y a rien qu’on admire plus qu’un grand Géant fort musclé, qui se rehausse sur le corps mort d’un de ses freres, afin de joindre de plus près son ennemi. La taille immense de ce colosse épouvantable, occupe tant de place, qu’elle vient jusqu’à la moitié de l’arrondissement de la voûte: et quoiqu’effectivement cette figure se courbe et tourne avec la voûte, du Breul neanmoins l’a racourcie avec tant d’art, que la voûte en cet endroit là semble redressée, et qu’enfin de quelque côté qu’on la regarde, on la voit toujours sortir hors de la voûte droite et entière. Ce racourci est un si grand coup de maître, que tous ceux qui sont capables d’en juger, non-seulement l’admirent, mais disent hautement que dans l’Europe il ne s’en trouve point de plus merveilleux. Cette histoire est peinte à un des bouts de la gallerie proche de l’appartement du roi.

«A l’autre bout, sort en saillie un balcon sur le quai de l’Ecole, d’où l’on jouit d’une des plus belles vues du monde. Là, d’un côté, les yeux roulent avec les eaux de la Seine, et se promenent agréablement sur le penchant imperceptible de ce long demi-cercle de collines rampantes, qui vient en tournant en cet endroit là, de même que la rivière; mais toutes jonchées de Maisons de plaisance, de Villages, de Bourgs, de Vignes et de Terres labourables. D’un autre côté, la vue éblouie des beautés de la campagne, se vient renfermer dans la ville; et après s’être égayée sur le Pont-Neuf, le Pont-au-Change et les maisons uniformes de la Place Dauphine, elle se perd dans ce grand cahos de Ponts, de Quais, de Maisons, de Clochers, de Tours, qui delà semblent sortir pêle-mêle du fonds de la Seine.»

(Histoire et recherches des antiquités de la ville de Paris, par Me HENRI SAUVAL, avocat au parlement; Paris, Ch. Moette et J. Chardon, 1724; tome second, pages37-40.)

Pour expliquer comment Sauval, qui ne mourut, dit Piganiol et les biographes, qu’en1669ou1670, ne dit mot du sinistre, qui détruisit cette première et splendide décoration de la petite galerie du Louvre, il suffit de rappeler que les trois volumes de Sauval, publiés plus d’un demi-siècle après sa mort, ne sont, en réalité, qu’un recueil de notes; partant, il est permis de conjecturer, ou que les notes, relatives à l’incendie de la galerie des peintures et à la décoration nouvelle, ont été perdues par ses héritiers et éditeurs, ou qu’il s’en fiait sur le sinistre de1661à des souvenirs encore récents et attendait, pour leur donner une formule définitive, l’achèvement du travail de Lebrun. On a dû remarquer que sa description est si bien antérieure à l’incendie, qu’il n’emploie jamais que le présent, comme pour une chose qui existe et qu’on peut voir.

The free sample has ended.

Genres and tags

Age restriction:
0+
Release date on Litres:
16 January 2025
Volume:
90 p. 1 illustration
ISBN:
4064066331955
Publishers:
Copyright Holder::
Bookwire
Download format:

Similar books