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Alessandro Baudi di Vesme

Le peintre-graveur italien

Ouvrage faisant suite au Peintre-graveur de Bartsch


Publié par Good Press, 2022

goodpress@okpublishing.info

EAN 4064066332198

Table des matières

MICHEL-ANGE DE CARAVAGE

ŒUVRE DE MICHEL-ANGE DE CARAVAGE.

PIÈCES ATTRIBUÉES À MICHEL-ANGE DE CARAVAGE.

ALEXANDRE TIARINI

ŒUVRE D’ALEXANDRE TIARINI.

FRANÇOIS GUERRIERI

ŒUVRE DE FRANÇOIS GUERRIERI.

PIÈCE DOUTEUSE.

JEAN-FRANÇOIS LAMPUGNANI

ŒUVRE DE JEAN-FRANÇOIS LAMPUGNANI.

JEAN-BAPTISTE LAMPUGNANI

ŒUVRE DE JEAN-BAPTISTE LAMPUGNANI.

BERNARDIN MEI

ŒUVRE DE BERNARDIN MEI.

CHARLES RIDOLFI

ŒUVRE DE CHARLES RIDOLFI.

PIÈCE DOUTEUSE.

BERNARD CERVI

ŒUVRE DE BERNARD CERVI.

JACQUES LAURENZIANI

ŒUVRE DE JACQUES LAURENZIANI

PIÈCES QUE NOUS TROUVONS CITÉES, MAIS QUE NOUS N’AVONS PAS VUES.

PIERRE CARROCCI

ŒUVRE DE PIERRE CARROCCI.

LOUIS AMIDANO

ŒUVRE DE LOUIS AMIDANO.

JUVÉNAL BOETTO

ŒUVRE DE JUVÉNAL BOETTO.

PIÈCES DESSINÉES PAR JUVÉNAL BOETTO ET GRAVÉES PAR D’AUTRES ARTISTES.

PIÈCES FAUSSEMENT ATTRIBUÉES À JUVÉNAL BOETTO.

APPENDICE. ŒUVRE DE MICHEL-DAMIEN BOETTO.

TABLE DE L’ŒUVRE DE JUVÉNAL BOETTO

JÉRÔME PETRIGNANI

ŒUVRE DE JÉRÔME PETRIGNANI.

PIÈCE DOUTEUSE.

FABRICE CHIARI

ŒUVRE DE FABRICE CHIARI.

ETIENNE DELLA BELLA

ŒUVRE D’ÉTIENNE DELLA BELLA

PREMIÈRE SECTION. PIÈCES GRAVÉES PAR DELLA BELLA. ANCIEN ET NOUVEAU TESTAMENT ET SUJETS DE VIERGES.

DEUXIÈME SECTION. PIÈCES GRAVÉES D’APRÈS DELLA BELLA. SUJETS RELIGIEUX.

TROISIÈME SECTION. PIÈCES DOUTEUSES, ET PIÈCES DONT LA GRAVURE OU LE DESSIN EST ATTRIBUÉ À TORT À DELLA BELLA.

TABLE DE L’ŒUVRE D’ÉTIENNE DELLA BELLA

BALTHAZAR FRANCESCHINI

BONAVENTURE BISI

PIÈCE DOUTEUSE.

ANTOINE TRAVI

NICOLAS MAROTTA

BARTHÉLEMY BADERNA

ŒUVRE DE BARTHÉLEMY BADERNA.

JEAN-PAUL BOTTARI

PÉRÉGRIN MAZZOCCATO

FRANÇOIS-MARIE BORZONE

JEAN-BAPTISTE MERANO

HYACINTHE LUPRESTI

FRÉDÉRIC GUAZZO

FRANÇOIS BRUNI

BARTHÉLEMY GUIDOBONO

JEAN-BAPTISTE LANZENI

JACQUES PAROLINI

ŒUVRE DE JACQUES PAROLINI.

ALEXANDRE MARCHESINI

ŒUVRE DE ALEXANDRE MARCHESINI.

PHILIPPE LUZZI

ŒUVRE DE PHILIPPE LUZZI.

HYACINTHE BOCCANEGRA

DONATO CRETI

ANGE TREVISANI

ANTOINE-JOSEPH MALCONTENTI

JEAN-BAPTISTE CATENARO

ŒUVRE DE J.-B. CATENARO.

PIÈCES DOUTEUSES.

FRÉDÉRIC BENCOVICH

ANTOINE-MARIE LUNGHI

JEAN-BAPTISTE PIAZZETTA

CHARLES CARLONI

ŒUVRE DE CHARLES CARLONI.

PIÈCES ATTRIBUÉES.

NICOLAS RICCIOLINI

GASPARD DIZIANI

JEAN-BAPTISTE TIEPOLO

ŒUVRE DE JEAN-BAPTISTE TIEPOLO.

PIÈCES DOUTEUSES OU FAUSSEMENT ATTRIBUÈES À J.-B. TIEPOLO.

JEAN-DOMINIQUE TIEPOLO

ŒUVRE DE JEAN-DOMINIQUE TIEPOLO.

LAURENT TIEPOLO

ŒUVRE DE LAURENT TIEPOLO.

ANTOINE CANAL, DIT CANALETTO

ŒUVRE D’ANTOINE CANAL.

AUGUSTIN RATTI

PIÈCE ATTRIBUÉE SANS FONDEMENT À RATTI.

BARTHÉLEMY NAZZARI

PIERRE LONGHI

PIERRE ROTARI

PIÈCES QUE NOUS N’AVONS PAS VUES.

PIÈCE FAUSSEMENT ATTRIBUÉE Á ROTARI.

FRANÇOIS FONTEBASSO

JOSEPH BOTTANI

JEAN BOTTANI

FRANÇOIS-ANTOINE PELLERI

JACQUES GUARANA

PIÈCES FAUSSEMENT ATTRIBUÉES À JACQUES GUARANA.

BERNARD BELLOTTO

ŒUVRE DE BERNARD BELLOTTO.

ANTOINE DELL’AGATA

GAÉTAN GANDOLFI

ŒUVRE DE GAÉTAN GANDOLFI.

JEAN-BAPTISTE MENGARDI

CHARLES-ANTOINE PORPORATI

ŒUVRE DE CHARLES-ANTOINE PORPORATI.

PIÈCE DOUTEUSE.

PIÈCES GRAVÉES SOUS LA DIRECTION DE PORPORATI.

TABLE DE L’ ŒUVRE DE PORPORATI. (Les dates entre parenthèses ne sont que présumées.)

OUVRAGE FAISANT SUITE

AU PEINTRE-GRAVEUR DE BARTSCH


MILAN

ULRICO HOEPLI - EDITEUR

1906

TOUS LES DROITS RESERVÉS

Milan, 1905.–Imprimerie Humbert Allegretti–Rue Orti, 2.


MICHEL-ANGE DE CARAVAGE

Table des matières

Cet artiste occupe une place importante dans l’histoire de la peinture. Doué d’un caractère indépendant et violent à l’excès, il se fit le champion de la réaction contre le fade maniérisme des imitateurs épuisés de Raphaël et du Buonarroti; il proclama comme principe unique de l’art l’imitation aveugle de la nature et renia toute tradition, toute méthode d’école; Ifut d’une brutalité souvent choquante dans le choix et dans l’interprétation de ses sujets et il méprisa ouvertement tout ce qu’en art on nomme ordonnance, noblesse, idéalité; enfin, dans le but de donner plus de vigueur à ses peintures, il inventa cette manière particulière de coloris, ou plutôt de clair-obscur, à laquelle on a donné son nom.

Sa vie agitée et remplie de sombres aventures est en parfait accord avec le caractère de son art, mais comme elle est très connue, nous nous bornerons ici à en rappeler les points culminants. Michel-Ange naquit en1569, à Caravaggio, dans le Milanais; il n’eut pas de maître et se forma lui-même en étudiant irrégulièrement à Milan et à Venise; ensuite il se fixa à Rome, ville qui fut le théâtre principal de son activité artistique; forcé de quitter Rome en1606, à la suite d’un meurtre, il alla à Naples, à Malte, en Sicile, puis il revint à Naples, et il se disposait à regagner Rome, quand il mourut d’une fièvre violente à Porto Ercole, en1609, à peine âgé de quarante ans.

Le nom de famille de Michel-Ange de Caravage n’est pas Amerighi, ni Amerigi, ni Merigi, ni Moriggi, mais Merisi ou Merisio: du moins, c’est ainsi qu’on le voit écrit de la main de l’artiste même et de celle du greffier dans plusieurs documents judiciaires publiés par M.A. Bertolotti (Artisti lombardi in Roma; Milano, 1881; t. II, pp.49-77).

Le Caravage a gravé pour son amusement un très petit nombre d’eaux-fortes. Ces pièces, qui sont fort rares et peu connues, sont traitées d’une manière libre et analogue à celle de ses tableaux. Elles pourraient servir da terme de comparaison pour verifier l’authenticité des trop nombreux dessins qu’on attribue au maître.

ŒUVRE DE MICHEL-ANGE DE CARAVAGE.

Table des matières

1. Le reniement de Saint Pierre. Composition de trois figures en buste. A gauche, l’apôtre, nu-tête, pose la main gauche sur sa poitrine, comme pour se défendre de l’accusation portée contre lui, et il adresse la parole à une servante qui est du côté opposé, vue de profil à gauche. Un soldat, vu de face et coiffé d’un chapeau garni de plumes, est entre le deux, et indique du doigt à la servante le disciple de Jésus. A l’angle gauche du haut, derrière la tête de Saint Pierre, on lit: «CARAVAGIO F. || ROMA ||1603.» Sans trait de bordure. –Planche: Hauteur, 110millimètres; Largeur, 143millimètres.

Il y a une copie de cette estampe dans la recueil de Ch. Walker: A Collection-of fac-similes of rare etchings; London.

2. La diseuse de bonne aventure. A gauche, un jeune soldat, coiffé d’un chapeau garni de plumes, se fait prédire son sort par une bohémienne, qui est à droite et lui examine la main. Au milieu, un vieillard tient dans sa main gauche une loupe, à travers laquelle il regarde, lui aussi, la main de jeune homme, tandis que son autre main est posée sur une épaule de celui-ci. Cependant, un enfant, qu’on voit à gauche, se sauve avec la bourse qu’il vient de tirer furtivement de la poche du soldat trop attentif aux paroles de la chiromancienne. Ces quatre personnages sont debout. En haut, à gauche, un papier collé sur un mur porte cette légende: «FVR. DEMON. MVNDVS || Senex fraudemque juventœ || caro parat tria sunt haec || fugienda uiro.» Dans la marge on lit: «ADMODVMILL: I DNO: MEO ET. PATRONO. COL: MO DN̄O || EQVITI. IOSEPHI. CESARI. ARPINATI. PICTORI. || EXIMIO ORDINIS. XPTI •|XX|• ARPINAS. SER: s DEDIT.s D.D. || I•F•» –Planche: H. 465mm.; L. 322mm. Gravure H. 415mm. L. 315mm.

Comme on le voit, l’estampe est dédiée au célèbre peintre Joseph Cesari, surnommé le Josépin ou l’Arpin (ce dernier surnom lui vient de ce qu’il était né à Arpino, ville du royaume de Naples). Toutefois, la dédicace n’est pas, comme on l’a cru, de Michel-Ange de Caravage, auteur de la gravure, mais de «ARPINAS», c’est-à-dire d’un citoyen d’Arpino qui a voulu cacher son nom sous un monogramme, composé, paraît-il, de deux M, dont l’un est renversé. Vu la haine mortelle que le Caravage portait au Josépin, on a le droit d’être surpris qu’une estampe exécutée par l’un ait pu, fût-ce même par un tiers, être dédiée à l’autre. Mais peut-être la pièce est-elle antérieure à l’inimitié des deux peintres.

PIÈCES ATTRIBUÉES À MICHEL-ANGE DE CARAVAGE.

Table des matières

1. Le Christ à la colonne. Au n.o23375du Kunstcatalog de Rudolph Weigel (année1861), nous trouvons l’indication d’une eau-forte, exécutée dans le goût de Michel-Ange de Caravage et représentant le Sauveur, qui, après avoir été fouetté avec des verges, tombe affaissé près de la colonne. Il n’est pas dit s’il y a d’autres figures. La pièce est signée avec les initiales «M M P. f.», qu’on peut interprêter: Michelangelo Merisi Pictor fecit.–Hauteur: 3pouces, 9lignes (101mm.); Largeur: 5pouces, 5lignes (149mm.).

2. La mise au tombeau. Estampe mentionnée par le catalogue de la vente du marquis de B[reme], de Florence (Paris, 1866).

Nous soupçonnons fort qu’on ait pris pur une gravure originale du Caravage une épreuve du Ier état (à l’eau-forte pure et avant toute lettre) du Jésus-Christ porté au tombeau, gravé par Jonas Suyderhoef d’après le dit Caravage (Dutuit, Manuel, t. VI, p.407).

3. L’incrédulité de Saint-Thomas. Composition de quatre figures vues jusqu’aux genoux. Jésus-Christ, debout à gauche, présente la plaie de son côté à Saint-Thomas, qui est debout à droite et y plonge l’index de sa main droite. Deux autres apôtres regardent la scène. Dans la marge, à gauche: «Michelellange (sic) Caravage pingit.»–Gravure: H. 208mm.; L. 278mm. Marge: 9mm.

1er état. C’est celui qui vient d’être décrit.

2e état. L’inscription a été retouchée; on ne voit plus que les trois premières lettres du mot «pingit».

3e état. Dans la marge, à droite, on lit l’adresse: «I. Robillart ex.»

Nous croyons qu’il y a un autre état. Il porterait l’excudit de Thomassin et serait intermédiarie aux deux premiers états que nous avons mentionnés.

Huber et Rost (Manuel, t. III, p.268) et Zani (Enc. met., 2e partie, t. IX, p.137) attribuent à tort la gravure de cette pièce au Caravage même. Ottley pense qu’elle est de P. Biard. Robert-Dumesuil (Catalogue des estampes des écoles d’Italie et d’Espagne et des dessins colligés par M. Robert-Dumesnil; Paris, 1838) la croit due à la pointe d’un des élèves de Vouet.

4. Le catalogue Paignon-Dijonval (n. 1482) mentionne la pièce suivante, comme gravée à l’eau-forte par Michel-Ange de Caravage:

«Saint Jérôme assis, les bras croisés, tenant une croix et un chapelet; devant lui on voit un livre et une tête de mort; le lion est à ses pieds.–H. 12pouces» (325mm.) «sur 8pouces» (117mm.).

Nous n’avons jamais rencontré cette estampe.

5. Le catalogue Winckler (n. 2869) cite la pièce suivante, qui nous est inconnue:

«Deux têtes de caractère, en regard; pièce sans marque, attribuée au Caravage. Pet. in-4o


ALEXANDRE TIARINI

Table des matières

Alexandre Tiarini, un des meilleurs peintres de l’école dont les Carracci furent les initiateurs, naquit le20mars1577à Bologne, où il mourut le8février1668. Ni son biographe, Malvasia, ni aucun autre écrivain n’a fait mention qu’il ait jamais gravé, mais l’eau-forte suivante, que nous avons rencontrée à la Bibliothèque de Sienne, est certainement de lui. Il est probable qu’il n’en fit pas d’autres.

Zani (Enciclopedia, 2me partie, t. V, p.258) décrit une estampe, qu’ il dit médiocre mais introuvable, d’Antoine Tiarini, fils d’Alexandre.

ŒUVRE D’ALEXANDRE TIARINI.

Table des matières

1. Saint Jean-Baptiste dans le désert. Il est assis sur un rocher, un peu tourné vers la gauche et presque nu. L’agneau appuie ses pattes antérieures sur les genoux du saint, et celui-ci entoure de ses deux bras la tête de l’animal. Sur le terrain, à droite, une coupe. Dans la marge: «Alesander (sic) Tiairinus (sic) fe.–Super permis.»–Gravure: H. 247mm.; L. 200mm.


FRANÇOIS GUERRIERI

Table des matières

Lanzi observe avec raison que si François Guerrieri ne jouit pas, dans l’histoire de l’art, de plus de réputation, cela dépend uniquement de ce qu’on ne rencontre de peintures de lui qu’à Fossombrone, sa ville natale, et dans quelques autres petites villes peu visitées par les voyageurs, telles que Fano, Fabriano, Pesaro, Sassoferrato. Cet artiste naquit en 1584. Il avait déjà peint quelque chose à Fossombrone, lorsque, s’étant rendu à Rome en 1606, il y devint un des nombreux sectateurs de Michel-Ange de Caravage, qui, à cette époque, se trouvait lui-même dans la ville éternelle. Suivant Lanzi, il se forma une manière semblable à celle du Caravage, mais adoucie dans les teintes et plus choisie dans les formes; plus tard il fut influencé, à un degré moindre cependant, par le Guerchin. L’année de sa mort est incertaine, mais doit être placée entre1655et1659. Sa fille Camilla cultiva aussi la peinture avec succès, fut attachée au service de Victoire de la Rovere grande-duchesse de Toscane et mourut en1658, âgée d’environ quarante ans.

ŒUVRE DE FRANÇOIS GUERRIERI.

Table des matières

1. L’enlèvement d’Europe. Jupiter, transformé en taureau et portant sur son dos la jeune fille dont il est amoureux, traverse la mer à la nage, en se dirigeant à droite. Europe porte ses regards vers le fond de la gauche, et tient dans sa main droite le pan d’une draperie qui entoure le cou de l’animal. En bas, à gauche: «FRANC. GVERRERIVS» (les lettres VER de ce mot sont réunies en forme de monogramme) «foro Semproniensis in et || incidebat1621.»–Planche: H. 166mm.; L. 233mm.

Cette eau-forte est peu venue.

2. Le même sujet traité différemment. Le taureau est dirigé vers la gauche. Europe a les bras ouverts et se tient, de la main droite, à la corne droite du quadrupède. A gauche, il y a deux petits Amours, chacun à cheval sur un dauphin. Aucune inscription.–Gravure: H. 161mm.; L. 242mm. (Cabinet Royal de Dresde. Cabinet de Paris.)

PIÈCE DOUTEUSE.

Table des matières

Nagler (Die Monogrammisten, t. II, n. 2922) pense que cette pièce pourrait bien être de la main de Fr. Guerrieri. Il s’agit d’une copie de la Sainte Marie Madeleine de Paul Farinati (Bartsch, n. 2), sur laquelle on voit, en bas, à gauche, un monogramme formé d’un F et d’un G entrelacés, et suivi du mot Intagliava. A droite, on lit aussi, comme sur l’original: «PAVL FARINATI F.»–Gravure: H. 7pouces, 2lignes (=194mm.); L. 4p., 10l. (=130mm.).

Nous n’avons jamais vu cette estampe.


JEAN-FRANÇOIS LAMPUGNANI

Table des matières

La légende d’une des estampes de cet artiste nous apprend qu’en1622il se trouvait à Legnano. Ce village, situé entre Milan et Novare, était probablement sa patrie, car, aux XVIe et XVIIe siècles, une famille Lampugnani y était fixée. En1622, Jean-François travaillait aussi à Milan, et c’est sans doute dans cette ville qu’eut lieu la promenade de six chars allégoriques dont le souvenir nous a été trasmis par six eaux-fortes, datées de1622et exécutées en partie par notre artiste et en partie par un Jean-Baptiste Lampugnani, qui était vraisemblablement son frère. Suivant Zani (Enc. met., Ire. partie, t. XI, p.223), Jean-François était aussi peintre et travaillait entre les années1619et1644. Bertolotti (Artisti lombardi a Roma, II, 238), de son côté, parle d’un François Lampugnani, orfèvre milanais, qui se trouvait à Rome en juin1613, et qui pourrait bien être le même que notre artiste.

ŒUVRE DE JEAN-FRANÇOIS LAMPUGNANI.

Table des matières

1. Saint François. Il est étendu sur le sol et contemple le crucifix qu’ il tient dans sa main droite. Son autre main est posée sur sa poitrine. Devant lui, un livre et une tête de mort. En haut, à droite, un ange assis sur un nuage et jouant du violon, et deux têtes de chérubins. Dans la marge: «Da graue salma non ancor diuiso || Gode Francesco il suon del Paradiso || Io Francs Lampugs inuentor et sculpsit. Legnani anno1622.»– Gravure: H. 136mm.; L. 174mm. Marge: 10(?) mm. (Cabinet de Berlin.)

Cette estampe, et toutes celles qui, dans ce volume, sont indiquées comme existant au Cabinet des estampes de Berlin, nous ont été signalées par M. le D.r Paul Kristeller, auquel nous adressons ici nos plus vifs remercîments.

2-4. Trois chars allégoriques.–Trois pièces, formant les trois premiers articles d’une suite de six estampes numérotées, dont chacune représente un char traîné par six chevaux: les chars des cinq premières pièces sont dirigés vers la droite; celui de la dernière est dirigé vers la gauche.–Planches: H. de128 à132mm. Gravures: H. de259à266mm. (Bibliothèque Trivulzi, à Milan.)

2. «I. || Il Carro della Gramatica. || Al Sig.r Filippo Fossato Principal personaggio.»

3. «II. || La Poesia. Monte Parnasso. Al Sig.r Conte Alfonso Litta Principal psonaggio di q.to carro. || Gio. franc.o Lamp.no fece1622.»

4. «III. || L’Eloquenza. Al Sig. Antonio Maria Melzo Principal personaggio di questo carro. || Gio. franc.o Lamp.no f.»

Pour les trois dernières pièces de cette suite, voir l’article Jean-Baptiste Lampugnani.


JEAN-BAPTISTE LAMPUGNANI

Table des matières

S’il est vrai que cet artiste était frère de Jean-Baptiste Lampugnani (voir page8), il est probable qu’il était, lui aussi, natif de Legnano. On a de lui cinq eaux-fortes, dont trois portant les dates de1621, 1622et1623. Zani ajoute qu’il était peintre, sculpteur et architecte, et qu’il travaillait entre1619et1653.

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Age restriction:
0+
Release date on Litres:
15 January 2025
Volume:
664 p. 24 illustrations
ISBN:
4064066332198
Publishers:
Copyright Holder::
Bookwire
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